Point de vue de Tom
Bip ! Bip ! BIP ! BIP ! BAM !
Saloperie de réveil. Il est ... 8h00. Quoi ? 8h00 ? Mais bordel, qui est-ce qui a mis sonner mon réveil aussi tôt ? Si je tiens le coupable, je le tue.
Je me lève péniblement. Assis sur mon lit, encore endormi, mes yeux se posent sur sa photo. La seule photo d'Ely que j'aie. C'est une photo que j'ai prise au parc d'attraction, en avril. Nous sommes tous sur le toboggan, dans les jeux pour enfants. Ely est en bas du toboggan, assise ; elle est suivie d'Andréas, Bill, Georg, Gustav et moi. C'est une Japonaise qui avait pris la photo, je m'en souviens. Nous avions eu un mal fou à lui faire comprendre que nous voulions qu'elle nous prenne en photo. Dessus, nous avons tous les bras levés, comme des gamins. J'adore cette photo, même si elle me rappelle des mauvais souvenirs...
Difficilement, je me lève, et me dirige vers la salle de bains. Je me lave, m'habille, me coiffe, et descends à la cuisine rejoindre Bill. Nous sommes à la maison, et Georg et Gus dorment chez Andréas.
Moi (Vaseux) : 'Lut...
Bill (enjoué) : Hello Frangin ! Ca va aujourd'hui ?
Moi : Mghlfdg...
Bill (souriant): Je vois ! Bon, aujourd'hui, on a quartier libre, alors on rejoint les autres vers 10h, et on avisera après pour le programme de la journée, ça te va ?
Moi : J'imagine que j'ai pas le choix...
Bill : Mais quel enthousiasme dis donc !
Moi : ...
Je ne réponds pas, et m'installe pour prendre mon petit déjeuner. Une semaine déjà qu'elle est partie...D'après Andréas, qui l'appelle tous les jours, si ce n'est pas plus, elle va parfaitement bien, sa rentrée s'est bien passée. Elle n'est plus dans la classe de Léna, ni de Loan et Liz. Max non plus n'est pas avec elle, mais une certaine Cindy, la copine de Max je crois, est avec elle, et ça ne l'enchante pas. Je la comprends...
...
Ding Dong !!
Andréas vient nous ouvrir, et nous allons rejoindre les autres, affalés dans le canapé. Heureusement que la mère d'Andréas n'est pas là, si elle voyait la façon dont ses sublimes canapés en cuir blanc sont maltraités par nos pompes, elle ferait une attaque je pense...
Georg : Hello les jumeaux ! Ca roule ?
Bill : Super, et vous ?
Gus : Ca va bien ... Alors, quel est le programme aujourd'hui ? Télé, ciné, balade, répèts'... ?
Bill : On a quartier libre.
Andréas : Et franchement, j'en peux plus de nos opérations « glandage » ...
Georg : Moi aussi, mais ... t'as une autre idée ?
Andréas (faisant mine de réfléchir) : Hmmm... Non.
Gustav : On va se balader ? Ensuite, on ira au Mac Do, comme d'hab, et puis après...on improvisera !
Bill : Moi ça me va !
Andréas : Idem !
Georg : C'est parti !!!
Moi : Euh...Franchement les gars, j'ai pas envie...Allez-y sans moi, je vous attends...
Gustav (réprobateur) : Tom ! Ca fait une semaine que t'as pas mis le nez dehors !
Moi : Mais je suis pas en forme en ce moment, ça ira mieux la semaine prochaine !
Andréas : T'es pas en forme...Mon ½il ! Il s'appellerait pas « Ely » par hasard, ton coup de blues ?
Moi : ...
Andréas : C'est bien ce que je pensais...
Moi (m'énervant) : Oui, et alors ? Il est où le problème ? Je fais ce que je veux Ok ? Et si je veux déprimer, je déprime !
Andréas : Mais ça ne la fera pas revenir plus vite mec...Allez, viens, ça te fera le plus grand bien de t'aérer la tête un peu.
Moi : ...
Andréas : Allez....Fais- le pour nous au moins, ça fait une semaine qu'on t'a pas vu.
Moi (résigné) : Ok...Mais pas longtemps hein ?
Andréas (tout content) : Promis !
Nous sortons donc. Il fait encore super beau pour un début septembre. Une fois sortis, comme d'habitude, direction le parc. Ce parc que j'adore et que je déteste à la fois...
Les autres parlent entre eux, mais je reste silencieux. Bill me jette un ½il de temps en temps, mais ne me force pas à participer à la conversation. Il sait que c'est déjà difficile pour moi d'être là...
Soudain, je m'arrête. Les autres ne le remarquent pas tout de suite. Andréas, se retournant, lance :
Andréas : Tom ! Tu viens ?
Je ne réponds pas, et garde le regard fixé droit devant moi. Il suit mon regard.
Andréas (doucement) : Et merde...
Devant nous, Matthias. Au téléphone. LE Matthias. Celui qui a embrassé Ely, le soir de notre anniversaire. Celui à cause de qui j'ai pété un plomb, et à cause de qui j'ai bu, et couché avec cette pouffiasse de Kelly. CE Matthias là. Je lui jette un regard haineux. Revenant vers moi, les garçons me lancent des regards inquiets.
Bill (essayant difficilement de capter mon attention): Hey Frérot ! Calme-toi, ça va bien se passer...
Je ne prête aucune attention à ce qu'il vient de dire. Matthias a raccroché, et nous a vu. Il nous lance un grand sourire. Espèce de sale hypocrite...
Matthias (venant vers nous) : Hey les mecs ! Ca va bien ?
Georg : Salut Matthias. Ca va bien, et toi ?
Matthias : Moi, super ! Quoi de neuf ?
Andréas : Pas grand-chose ...
Matthias (ne l'écoutant pas) : Tiens ! Votre copine n'est pas avec vous ? Comment elle s'appelait déjà.... Lydie, Elise...
Andréas : Ely. Elle s'appelle Ely. Elle est repartie en France.
Matthias : Ely, oui c'est ça. Partie ? Dommage...
Gustav : Pourquoi ça ?
Matthias : Attend mon petit Gus, tu l'as pas regardée !! T'as pas vu cette bombe ?!? Cette nana, elle est trop bonne tu vois !
Moi (sortant de ma torpeur) : La ferme, tu veux ?
Matthias : Tiens, salut Tom ! Dis donc, j'ai eu vent de tes exploits de vendredi 1er, t'as pas super bien choisi si tu vois ce que je veux dire...
Moi : La ferme je te dis !
Matthias : Quoi ? Il faut regarder la réalité en face, mec ! C'est pas parce que t'es une star que tu peux toutes te les faire ! (souriant méchamment) : Tu vois, moi, avec Ely, c'était trop un bon coup ! J'aurais bien recommencé, tu vois !
Moi (surpris) : Recommencé quoi ?
Matthias (étonné) : Bah quoi ? Tu croyais quoi, que je m'étais contenté de lui rouler un petit patin de rien du tout ? Nan mais tu rêves mon vieux ! (Faisant mine de se souvenir) ... Mamamia mais quelle petite coquine cette fille ! Une vraie petite salope !
Moi (furieux) : Tu mens !
Bill (me prenant par le bras) : C'est bon Tom, viens on se casse.
Matthias : Moi, un menteur ? Tu vois, je pensais pas qu'une fille puisse avoir une aussi grande imagination ! Du grand art, je te jure !
Bill me force à m'éloigner, et les autres nous suivent. C'est pas possible, elle a pas pu me faire ça ... C'est pas vrai ...
Matthias (de loin) : Elle m'a même filé son numéro de téléphone ! C'est dire si elle a aimé se faire baiser la petite cochonne !!
J'explose. Je me retourne, échappe à Bill, et fonce droit sur lui. Je lui colle une droite dont il se souviendra longtemps.
Matthias (se tenant la lèvre) : Espèce de connard ! je peux savoir ce qui te prend ?
Moi (méchamment): Tu te sens plus pisser là, alors, vois-tu, je me fais un plaisir de te remettre à ta place, ordure !
Il se jette sur moi, et me frappe. Je lui rends ses coups. J'entends bien vaguement les autres qui tentent de nous séparer, mais je m'en fous. Je vais le tuer ce connard...Lui faire sa peau, le massacrer...
Bill (me tirant pas le bras) : Tom ! Arrête ! Arrête je te dis !
Je l'ignore. C'est moi qui ai le dessus sur Matthias. J'ai la lèvre et le nez en sang, mais je m'en fous. Je suis assis sur Matthias, et m'applique à lui fracasser la tête sur le sol. Il ne réagit même plus.
Georg et Gustav (me tirant pas les bras) : Tom ! Arrête ! T'es en train de le tuer !
Malgré ma haine, ils parviennent à me retenir, et m'éloignent de Matthias. Il ne bouge plus, et est recroquevillé sur lui-même.
Bill : Putain Tom ! Mais t'es complètement malade !
Andréas se penche vers Matthias.
Andréas : Hey ! Ca va ?
Matthias : Aie... Espèce de connards, je vais vous faire la peau...Et à l'autre salope aussi tu verras...
Andréas (se relevant) : Il est en parfaite santé.
Bill : Tu rigoles ?!? Il ne sait plus bouger !
Andréas : Certes, mais son cerveau n'a malheureusement pas été endommagé, puisqu'il arrive encore à nous menacer.
Bill : Tu crois pas qu'on devrait appeler un médecin ?
Andréas : Non, non, il se débrouillera très bien tout seul. (à Matthias) : Et toi, si tu touches un cheveu d'Ely, c'est moi qui te tue, c'est clair ?
Nous prenons le chemin de retour, laissant Matthias se débrouiller. Malgré mes protestations, Georg et Gustav refusent de me lâcher.
Georg : On te lâchera quand tu seras calmé, c'est clair ?
Moi (énervé) : Mais c'est bon là ! Je vais pas le tuer non plus ! Bill putain, dis-leur de me lâcher !
Bill (soupirant) : C'est bon les gars, lâchez-le.
Arrivé à la maison, je rentre le premier, et commence à monter les escaliers, histoire de m'enfermer dans ma chambre et pleurer un bon coup. Mais Bill ne l'entend pas de cette oreille.
Bill : Tom ! Tom !
Moi (me retournant) : Laisse-moi, j'ai besoin d'être seul.
Bill : Tu as eu ta dose de solitude pour l'année, à mon avis ! Descend, il faut qu'on parle !
Moi : J'ai rien à te dire !
Bill : Et bien nous, si ! Descend !
On dirait un père à son fils...Résigné, je descend, et vais m'asseoir dans le canapé.
Les autres me rejoignent. Le silence qui règne est pesant, lourd.
Bill (doucement) : Tom...Qu'est-ce qui t'as pris ?
Moi : J'en sais rien...Mais merde à la fin ! Vous vouliez que je le laisse insulter Ely sans rien dire ? Non mais vous vous rendez compte de ce qu'il a dit ?
Andréas : Et tu crois que ça nous a plu à nous ? Mais il n'a fait que mentir Tom. C'était de la provocation pure et simple. Et il a eu ce qu'il voulait, tu t'es énervé.
Moi : ... Vous croyez qu'elle...qu'ils ... qu'il disait la vérité ?
Gustav : A propose de quoi ?
Moi (inquiet) : vous croyez qu'ils...Qu'ils ont vraiment couché ensemble ?
Bill : je comprends mieux pourquoi tu t'es jeté sur lui comme un malade...Tu crois vraiment ce qu'il raconte ?
Moi : ... Je sais pas...
Andréas : Il n'a rien fait à Ely, tu peux me croire, j'ai été avec elle toute la soirée.
Moi (méfiant) : Toute la soirée ? TOUTE la soirée, t'es sûr ?
Andréas (hésitant) : ... Presque... Mais je connais Ely, elle avait bu un peu, comme nous, mais elle n'a rien fait avec l'autre enfoiré, t'inquiète pas.
Moi : Elle l'a quand même embrassé !
Andréas (sortant son portable) : Bon écoute, tu ne veux pas nous croire alors, on va en avoir le c½ur net.
Moi (inquiet) : Andréas, qu'est-ce que tu fais ? Non, arrête, c'est bon je te crois ! Arrête !
Oh non pas ça, pitié...je veux pas qu'il lui demande un truc pareil...Et je veux pas entendre sa voix, ça fait trop mal...
Andréas (au téléphone et ayant mis le haut-parleur) : Hey ma Belle ! Ca va aujourd'hui ?
Ely : Salut grand frère ! Pourquoi tu m'appelles si tôt ! Il est que 13h, d'habitude, tu m'appelles le soir !
Andréas : Oui, mais c'est parce que j'ai un truc qui me trotte dans la tête depuis ce matin...J'aurais besoin d'être rassuré sur un point.
Ely : Vas-y, je t'écoute.
Andréas (gêné): Bah voilà... Tu sais Matthias, celui que tu as rencontré à la fête des jumeaux...
Ely : Oui, je vois qui...Très sympa ce mec...
Andréas : Tu...Vous n'avez rien fait ensemble ?
Ely : Rien fait, dans quel sens ?
Andréas (rougissant) : Vous...Vous n'avez fait que vous embrasser ?
Ely : Andréas, j'ai peur de comprendre là, arrête de tourner autour du pot et pose ta question clairement !
Andréas : Bah...Vous n'avez pas couché ensemble ?
Ely : QUOI ? Mais bien sûr que non ! On n'a fait que discuter ! Tu croyais vraiment un truc pareil ? Mais je ne suis pas une pouffiasse qui couche ave n'importe qui tu le sais ça, pourtant ?
Andréas : Oui, oui, je sais, je suis bête, mais j'avais besoin de savoir, c'est tout.
Ely : Et ben, la prochaine fois, évite, parce que j'apprécie pas trop tu vois !
Andréas : Tu m'en veux pas ?
Ely : Mais non je t'en veux pas...J'y arrive pas de toutes façons ! Bon, mon père m'appelle là, je te laisse ! Bisous à tout le monde !
Andréas : Ok ! Bisous petite s½ur ! Bye !
Andréas (après avoir raccroché) : Et ben voilà ! Tu vois Tom, j'avais raison ! Hey Tom, ça va pas ?
J'ai les yeux fermés, mais les larmes coulent toutes seules. Ca fait trop mal d'entendre le son de sa voix alors qu'elle est aussi loin de moi...Elle me déteste, et j'en ai marre qu'on me le rappelle tout le temps...J'ai le c½ur en miettes...
Moi (reniflant) : Si, si ça va...Je...Je vais aller me reposer un peu, je suis fatigué...
Bill : Tom...Te mets pas dans cet état...Elle va bien, c'est le principal, non ?
Moi : Oui...Mais c'est dur d'entendre sa voix...
Les autres me sourient timidement, et je monte m'enfermer dans ma chambre. Comme souvent en ce moment, je m'allonge sur le lit et laisse libre cours à mes larmes. Qu'est-ce qu'elle me manque...Je suis rassuré qu'elle n'ai pas couché avec ce connard, et en même temps, je me rend comte qu'encore une fois, j'ai fait une connerie qu'elle n'a pas fait... Même si elle l'avait fait, j'aurais rien pu lui dire...Parce qu'elle ne m'aime pas, qu'on ne sort pas ensemble et que ça en sera jamais le cas... Je suis vraiment un connard...Encore pire que Matthias.
Je continue de refouler mes larmes, jusqu'au moment où, épuisé, je m'endors sur mon lit.
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Hello les filles !
Un chapitre assez long pour me faire pardonner du retard !
Good new quand même : je suis plus privée de PC !!! C'est pas de la bombe, ça ? ^^
Que de Tom dans ce chapitre ! Vous aimez ? Dites-moi tout ! xd !
38 com's pour la suite ?
Bizouxxxx, bye !!!!