Chapitre 25

Chapitre 25
« Lentement, je me retourne, et quitte le salon. Sans prendre la peine de me couvrir plus, je sors. De loin, j'aperçois une silhouette familière courant vers le parc. Ely. Je décide de la suivre, même si je n'ai jamais autant eu peur de ce qui risque de se passer. Il faut que j'assume. Je me mets à courir, et la suis jusqu'au parc ».

Arrivé au parc, je ne vois plus personne. Il pleut aujourd'hui, alors il n'y a pas un seul enfant sur les balançoires, et bizarrement, ce détail me serre un peu plus le c½ur. Il me rappelle ce moment, juste après l'agression d'Ely, ce moment où elle m'a révélé son enfance, et où j'ai perçu de la haine dans sa voix pour la première fois. A ce moment, j'ai senti toute la ranc½ur qu'elle éprouvait envers ce connard de chauffard. Et j'ai compris pourquoi elle ne buvait presque jamais d'alcool. Sauf que hier soir, elle en avait bu. Beaucoup. Et moi aussi. Et j'ai encore fait une belle connerie.
Je promène mes yeux autour de moi, et finit par reconnaître cette silhouette. Celle que je me suis si souvent plu à observer de dos, ces derniers temps. Ely. Elle est assise en haut d'un toboggan, comme souvent quand elle vient ici. Mais là, au lieu de regarder le paysage environnant, elle est recroquevillée sur elle-même. Je m'approche un peu, sans bruit et j'entends des sanglots. Elle pleure. Je pensais que mon c½ur était déjà en miettes, mais je vois que je ne suis pas encore au bout de mes surprises... Je me déteste. Et en plus de ça, je suis mort de trouille. Je te jure Tom, t'es vraiment qu'un pauvre lâche...Une de ceux qui fuient pleurer chez Maman à la première bêtise...
Je continue d'avancer, et mon pas fait crisser les graviers. Entendant du bruit, elle relève la tête vers moi. Le regard qu'elle me lance est rempli de haine, et aussi de désespoir. Elle descend lentement de son toboggan, et s'avance vers moi, le regard toujours plein de larmes.


Elle : Va-t-en. S'il te plait va-t-en, tout de suite. Je ne veux plus jamais te revoir.
Moi : Ely je...
Elle (me coupant) : Va-t-en je te dis ! Va te faire voir. Je ne veux plus avoir affaire avec un connard comme toi.
Moi (haussant légèrement le ton) : Mais écoute ce que j'ai à dire au moins !
Elle (criant) : Mais je m'en fous ! Ce n'est pas moi qu'il faut aller voir ! Moi, je m'en fiche. Ce soir je rentre chez moi, et je ne te reverrai jamais. Tu m'oublieras, et je t'oublierai, et ça sera très bien comme ça.
Moi : S'il te plait je...
Elle (m'interrompant de nouveau) : C'est Andréas qu'il faut aller voir. Lui c'est ton meilleur ami. Vous vous connaissez depuis que vous êtes tous petits, et jusqu'à tout à l'heure, il avait confiance en toi. Tu as besoin de lui comme il a besoin de toi. Va le voir et essaie de réparer les dégâts que tu as fait.
Moi : Ely, essaye de comprendre, je...
Elle (criant cette fois) : Mais comprendre quoi Tom Kaulitz ? Que tu es un salopard ? T'en fais pas, ça, j'avais déjà compris !
Moi : ...
Elle : Tu sais ce qu'il m'a dit ? Tu sais ce qu'Andréas m'a dit ? Il a dit que c'était ma faute ! Que j'étais de mèche avec toi depuis le début et qu'il n'aurait jamais dû me faire confiance ! Tu te rends compte de ce qu'il m'a dit, tout ça pour quoi ? A cause de toi ?
Moi : Je...Je suis désolé, il a dit ça sous le coup de la colère, je suis sûr qu'il ne le pense pas Ely je...j'étais bourré hier soir et...
Elle (ayant séché ses larmes, résignée): Très bien. Réglons ça une fois pour toutes, puisque tu ne veux pas partir ! Va-y Tom, soulage-toi la conscience, je t'écouterai. Et si ça peut te faire plaisir, je te dirai même que je ne t'en veux pas. Mais sache bien une chose : c'est que je n'en pense pas un mot, c'est clair ? Tu viens de briser la plus belle amitié que j'avais connu jusqu'à aujourd'hui, et ça, je ne te le pardonnerai jamais.
Moi : ...
Elle (devant moi, les bras croisés) : Je t'écoute, dépêche-toi.
Moi : Je...Hier soir, j'ai beaucoup bu, trop même. Et plus je te voyais avec Matthias, plus je buvais. Alors, quand je t'ai vu vous embrasser, je...Je sais pas ce qui m'a pris mais Kelly est venue me voir, et m'a proposé de me détendre un peu alors...Alors je suis montée avec elle. Tu connais la suite. Je suis désolé vraiment, je voulais vraiment pas que cette fête se termine comme ça, mais je...
Elle : ...
Moi (une larme roulant le long de ma joue): Pardon Ely.
Elle (ses yeux lançant des éclairs) : Ca y est ? T'as fini ton petit discours de pauvre petit garçon qui s'en veut énormément ? Très bien, tu peux partir.
Moi : Tu ne me crois pas ?
Elle : Non. Je ne te crois plus Tom. Rappelle-toi le nombre de fois où tu t'es excusé comme ça, et où, moi comme une cruche, je t'ai cru. Sauf que tu as toujours recommencé tes conneries. Et hier, c'était la fois de trop.
Moi (haussant le ton) : Mais qu'est-ce que tu veux que je te dise de plus Ely ? Que je m'en veux terriblement, que j'ai toujours été sincère avec toi, que je n'ai jamais été autant dégoûté que ce matin quand j'ai découvert cette... cette chose dans mon lit, que je m'en suis jamais autant voulu qu'aujourd'hui, que je t'...

Je ravale mes paroles de justesse. Je peux pas lui dire ça. Pas maintenant. C'est trop dur pour moi, et je n'ai pas le droit de lui avouer ça maintenant. Je préfère le garder pour moi, elle me déteste déjà trop, et de toutes façons, elle ne me croira jamais.

Elle (méfiante) : Que tu quoi ?
Moi (le regard fermé) : Rien laisse tomber. Tu veux pas me croire, et bien tant pis pour toi.
Elle (surprise de mon brusque changement d'attitude) : Pardon ?
Moi (m'énervant) : J'en ai marre de m'excuser à tout bout de champ Ely. Tu veux plus me voir, tant pis ! Je m'en fous. Et puis tu veux que je te dise ? Je sais même pas pourquoi je suis venu te voir. Enfin si. Parce que Bill me l'a demandé. Sinon, dis-toi bien que je ne serais jamais venu. J'ai fait ce que je voulais avec l'autre pétasse, et je ne regrette absolument pas.
Ely (stupéfaite): ... Tu le prends comme ça ?
Moi (criant) : Oui, je le prends comme ça ! Je n'ai aucun compte à te rendre c'est clair ? On sort pas ensemble toi et moi, et ça ne sera jamais le cas ! Comment veux-tu que toi, une petite lycéenne, et moi, le grand guitariste, on soit un jour ensemble ? Alors, je n'en veux pas de ton pardon, je m'en fous !
Ely (très calme, mais d'une voix glaciale) : C'est bien ce que je pensais. Tu es un bon comédien Tom. A un moment, j'ai cru que tu étais vraiment sincère. Mais je vois qu'encore une fois je me suis trompée. Alors, non, je ne suis pas ta petite pute attitrée, et j'en suis fière. Mais je peux quand même me permettre de faire ce qu'aurait fait ton éventuelle petite amie.

Je n'eus pas le temps d'esquiver. Sa main atterrit de toutes ses forces sur ma joue droite. Une douleur cuisante s'installe, et je pense que je garderai la marque un certain temps. Souriant méchamment, elle me lança :

Elle : Adieu, Tom Kaulitz, grand guitariste certes, mais grand salaud surtout.

Et elle partit en courant. Pleurant à chaudes larmes, je m'assois sur ce putain de toboggan, histoire de regretter amèrement ce que je venais de lui dire, et dont je ne pensais pas un seul mot. Mais quel con...

Point de vue d'Ely

Je cours. Je sais pas où mais je cours le plus vite, le plus longtemps, et le plus loin possible. Je pleure toutes les larmes de mon corps. Elles me brouillent la vue, mais je m'en fiche. Je cours. Mais quelle conne j'ai été encore une fois... Et de quel enfoiré je suis en train de tomber am... Non, je ne veux pas ça. Ce mec est pire que Max, je peux pas l'aimer, c'est pas possible... La pluie tombe toujours, et je suis trempée jusqu'aux os, mais je m'en fiche.
Andréas...Je peux pas le laisser tomber. Il m'en veut, je sais, mais je ne le lâcherai pas, c'est mon grand frère et il a besoin de moi. Il faut que je lui parle avant de partir. Je verrais plus tard pour mon billet. Je fais demi-tour, pour aller chez Andréas. Je traverse la route en courant, et à l'aveuglette. Un klaxon retentit, je n'ai pas le temps de voir la voiture arriver. Je m'arrête en plein milieu de la rue. Tom...La voiture me percute de plein fouet. Je tombe, j'ai mal. Je meurs...


Point de vue de Tom

J'ai quitté mon toboggan et le parc, mais les larmes coulent toujours le long de mes joues. Je choisis de prendre une autre route pour rentrer. Je ne veux pas la croiser. Mais je suis vraiment un monstre...Je marche sous la pluie, ressassant mes idées noires. Je n'ai qu'une envie, c'est de me flinguer. Je viens de dire à la fille que j'aime plus que tout que je la déteste, et qu'elle ne me mérite pas... C'est plutôt l'inverse. Je me déteste moi, et c'est moi qui ne la mériterais jamais. Soudain, je vois une ambulance, sirène déclenchée, arriver à toute vitesse sur la route. Le plus horrible des doutes m'envahit. Je cours le plus vite possible, pour suivre l'ambulance. Soudain, celle-ci s'arrête, devant une voiture verte. Devant, un corps est allongé au sol, inerte, couvert de sang. J'ai peur. Je m'avance lentement.
Le visage que je vois me tue de l'intérieur.


Moi (hurlant de toutes mes forces) : Ely !!!

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Hey les miss !!

Bon alors, perso, j'aime pas du tout l'écriture de ce chapitre, j'ai trop galéré à l'écrire, et je trouve que le résultat final est carrément médiocre. Je n'avais pas du tout cette idée là, au départ, je voulais qu'Ely aille voir Andréas juste après son "entrevue" avec Tom. Ca m'est venu en l'écrivant, mais je n'aime pas la deuxième moitié.

Qu'en pensez-vous ? Donnez-moi quand même votre avis en...35 com's ?

Bizouxxxx, bye !!!

# Posté le samedi 26 avril 2008 09:05

Chapitre 26

Chapitre 26
« Moi (hurlant de toutes mes forces) : Ely !!! »

Je me précipite vers elle, et m'agenouille à ses côtés. Mes larmes redoublent d'intensité.


Ambulancier : Monsieur, éloignez-vous s'il vous plait, nous allons emmener le corps.
Moi : Est-ce qu'elle va bien ? (Vers le corps) : Ely, dis-moi que tu vas bien !
Ambulancier : Pour l'instant, nous n'en savons rien, mais nous allons l'emmener de toute urgence. Son pouls est très faible.
Moi (pleurant) : Est-ce qu'elle risque de...
Ambulancier : C'est possible oui. Jeune homme, êtes-vous de la famille ?
Moi : Non, sa seule famille est en France. S'il vous plait, laissez-moi venir !
Ambulancier (hésitant) : Très bien.
Moi (me tournant vers le conducteur de la voiture) : Qu'est-ce qui s'est passé ?
Le conducteur : Elle s'est pratiquement jetée sous mes roues, je n'ai rien pu faire.
Moi (menaçant) : Je vous préviens que si elle...si vous lui avez fait du mal je vous tue de mes propres mains !
Ambulancier : Monsieur, venez. Nous partons.

Je monte donc dans l'ambulance. Je ne parviens pas à m'arrêter de pleurer.

Moi : Ely s'il te plait me laisse pas...Je...J'aurais jamais dû te dire ça tout à l'heure, je ne le pensais pas je te le jure ! S'il te plait pense à moi, pense à nous tous...Que ferait Andréas sans toi ? Il ne t'en veut pas non plus j'en suis sûr, je...

Je lui prends la main. Les trois ambulanciers autour de moi s'affairent.

Moi : Que s'est-il passé ?
Ambulancier : D'après le conducteur, cette jeune fille a déboulé en courant sur la route. Il a klaxonné, et elle s'est arrêtée au milieu de la route. Il n'a pas eu le temps de freiner.
Moi : ... Comment va-t-elle ?
Ambulancier : Elle respire difficilement. Pour l'instant, je ne peux rien vous dire de plus. Nous en saurons plus quand nous aurons effectué les premiers examens à l'hôpital.

Au bout de dix minutes qui m'ont paru une éternité, nous arrivons à l'hôpital. Je déteste ces lieux...Et aujourd'hui, je suis obligé d'y revenir pour qui ? Pour la fille que j'aime. Qui n'a pas vu la voiture à cause de moi...Qui ne se serait jamais enfuie si je n'avais pas couché avec cette pétasse. Encore une fois, tout est de ma faute... L'infirmier me tire de mes pensées.

Infirmier : Je vous laisse ici. Vous n'avez pas le droit ne nous suivre plus loin. Je vous conseille de prévenir la famille de cette demoiselle le plus vite possible.

Je ne réponds pas, et sors mon portable de ma poche. Avant toute chose, je dois appeler Andréas. Je n'ai aucune envie de cet appel, mais pour une fois dans ma vie, j'ignore mes caprices et prends mon courage à deux mains.
Je compose le numéro, les mains tremblantes. La sonnerie retentit. Une fois, deux fois...Au bout de sept sonneries, Andréas décroche.


Andréas : Tom...Je veux pas te parler, va te faire foutre.
Moi (hésitant) : Andréas, je...Je ne t'appelle pas pour te parler de ce matin.
Andréa (surpris mais méfiant) : Et pourquoi alors ?
Moi : Je...Ely a eu un accident.
Andréas : QUOI ? Qu'est-ce qui se passe ? Elle va bien ?
Moi : Elle s'est fait renverser par une voiture. Elle est à l'hôpital et le médecin ne sait rien pour le moment.
Andréas : Je préviens les autres et j'arrive.

Il me raccroche au nez. Quand il va apprendre ce qui s'est passé, il va me tuer, mais pour l'instant, je m'en fous. Ely...Pourquoi a-t-il fallu que je t'envoie balader comme ça ? Je suis vraiment le dernier des cons...

...

Ca fait à peine dix minutes que je suis là, mais je ne tiens pas en place. Je marche en long et en large dans le couloir, sans pouvoir m'arrêter. Les portes d'entrées s'ouvrent, laissant entrer Andréas, Bill, Gustav, Georg et Léna.
Ils courent vers moi, et Bill me prend dans ses bras.


Andréas (courant vers Moi) : Tom ! Où est-elle ? Comment elle va ?
Moi : Elle est en salle d'opération apparement. Les médecins ne sont pas revenus, et les infirmières refusent de me dire quoi que ce soit.
Andréas (courant vers une infirmière) : S'il vous plait ! Je suis un ami proche d'Ely L***** ! Comment va-t-elle ?
Infirmière : Je ne peux rien vous dire pour l'instant. Désolée.

Déçu, il revient vers nous, et commence à marcher de long en large dans le couloir. Au bout de cinq bonnes minutes de silence, il se tourne à nouveau vers moi.

Andréas : Tom...Comment se fait-il qu'elle n'aie pas vu la voiture ?
Moi (gêné) : Je....Elle pleurait je crois. Je n'étais pas avec elle, je...
Bill : Tom, je t'avais demandé d'aller la voir...
Moi (toujours aussi gêné) : Oui mais...
Bill : Frangin, tu ne nous dis pas tout...
Moi : ...
Bill : Raconte-nous ce qui s'est passé.

Je crois que c'est maintenant que je dois tout leur dire. Leur avouer qu'encore une fois, je n'ai été qu'un pauvre con, égoïste, prétentieux, menteur et minable. Je ne peux plus reculer j'imagine. Je me lance donc dans mon récit, détaillant tout dans les moindres détails.

...

J'ai fini depuis cinq minutes déjà, mais aucun d'entre eux n'a levé la tête. Léna doit sentir qu'elle est de trop, car elle lance :


Léna : Bon bah...Je vais me chercher un café, je reviens.

Elle embrasse Gustav sur la joue, détail qui m'aurait sûrement fait rire hier. Celui-ci rougit, mais croise mon regard et baisse à nouveau les yeux.

Andréas : Tom...T'es mon meilleur pote. Mais je pense quand même qu'après tout ce que t'as fait, je peux me permettre de te dire que t'es vraiment un gros con.

Je le regarde, surpris. J'aurais encore préféré qu'il m'engueule. Là, il semble tellement fatigué...

Moi : Je suis désolé. De tout ce que j'ai pu faire. Pardon.
Andréas : Je...Je crois que je ne t'en veux pas.
Moi : ...
Andréas : Pour l'épisode de ce matin, je préfère oublier. Et pour tout ce que tu as fait subir à... (Il ravale ses larmes) à Ely, j'imagine qu'elle ne voudrait pas qu'on s'embrouille à cause d'elle. Et comme en plus de ça, je crois qu'elle t'apprécie bien plus que comme un simple ami...Disons que ton amour pour elle t'excuse. Mais je te préviens, ne lui fais plus jamais aucun mal sinon je te jure que je te raterai pas.

Je ne réponds pas. Je m'assois mollement, et une larme coule à nouveau sur ma joue. Une main vient la sécher. C'est Andréas.

Andréas : Hey ! Elle est forte, ne t'inquiète pas. Et puis, il faut se serrer les coudes hein ?

Il me serre dans ses bras, et je me laisse aller comme un bébé. J'ai tellement peur...

...

Ellipse temporelle de 2 heures

Point de vue de Bill

Ca fait maintenant deux heures que nous sommes là, à attendre les médecins. J'ai une boule au creux du ventre. J'ai peur pour Ely, certes, mais je pense que les sentiments de Tom se reflètent en moi, comme toujours. J'ai peur pour lui aussi. Si Ely ne ...Si Ely ne s'en sort pas, il va se laisser crever, et je ne pourrais pas vivre sans lui.

Ma Lily...Nous laisse pas tomber, s'il te plait. Tu as pris une place bien trop grande dans nos c½urs pour partir maintenant. Huit mois qu'on se connaît, et aujourd'hui, tu fais partie intégrante de nos vies, tu peux pas partir.

Je jette un ½il aux autres. Léna est assise sur les genoux de Gus. Un autre jour, je me serais réjoui de voir que Gustav avait enfin trouvé une fille à son goût. Ils s'échangent quelques paroles de temps en temps, mais gardent les yeux rivés au sol. Quant à Georg, il est assis seul sur une chaise, et attend patiemment. Il semble se parler à lui-même. Ses poings sont serrés, ses coudes appuyés sur ses genoux.

Andréas a fini par s'asseoir, et reste silencieux, en fixant le mur. Il n'a pas bougé d'un pouce depuis tout à l'heure.

Tom...Mon grand frère est plus nerveux que jamais. Même si Georg ou Gustav lui répètent sans cesse de s'asseoir, il passe son temps à marcher dans le couloir. Parfois, il s'assoie, paraissant faire des efforts surhumains pour rester en place, pour se raisonner, mais il finit toujours par se lever et recommencer ses allers-retours incessants. J'essaie de lui dire par le regard tout ce que je ne peux pas lui dire devant les autres, mais il est bien trop stressé pour en tenir compte. Je ne l'ai jamais vu comme ça. Andréas, qui croyait que Tom n'éprouvait pas de vrais sentiments pour Lily, a maintenant la preuve qu'il est bel et bien amoureux. J'avais bien senti qu'il ressentait plus que de l'amitié pour Ely, déjà la première fois qu'on l'a rencontré. J'avais ressenti sa gêne juste après sa gaffe. Mais je ne pensais pas que ce sentiment était aussi fort pour lui.

Au bout d'encore une demie-heure d'attente, un médecin arrive dans le couloir, à pas rapide. Nous nous levons tous, et allons à sa rencontre.


Point de vue de Tom

Mein Gott par pitié, faites qu'elle aille bien...Faites qu'elle s'en sorte, je vous en supplie...Je m'en fous qu'elle ne veuille plus nous voir après, je veux juste qu'elle survive.

Andréas : Monsieur s'il vous plait, vous avez des nouvelles ? Comment va-t-elle ? Est-ce qu'elle va s'en sortir ?
Médecin (riant): Du calme jeune homme, une question à la fois !
Andréas : Dites-nous s'il vous plait ! Je n'en peux plus d'attendre !!!
Médecin : Votre amie va bien ne vous en faites pas. Elle a fait une hémorragie interne, mais nous avons pu la stopper a temps. Le cerveau n'a pas été touché. Elle a par contre la jambe amochée, même si heureusement pour elle, rien n'est cassé. C'est un miracle pour elle, vu la vitesse de la voiture, elle aurait pu mourir.

Les larmes se remettent à couler sur mes joues, mais un immense sourire éclaire mon visage. Elle vit, elle reste avec nous ! La joie m'envahit. Andréas se retourne vers moi, un sourire figé sur ses lèvres. Gustav embrasse Léna à pleine bouche, ce qui ne surprend personne. Georg nous fait une sorte de danse de la joie dans le couloir, sous l'½il amusé d'Andréas. Quant à Bill, il se retourne, et me sourit. Je lui saute au cou.

Andréas : On peut la voir ?
Médecin (amusé) : Oui, mais une personne à la fois, et pas plus de dix minutes chacun.
Andréas : Merci pour tout Docteur.
Médecin ; C'est mon métier vous savez. Vous ne me devez rien. Allez, filez vite la voir, pour pouvoir la laisser se reposer ensuite.

Et il retourne à ses bureaux. Même si le soulagement est là, mon estomac se tord à nouveau. Mais tant pis. Autant aller jusqu'au bout maintenant. Andréas nous regarde, hésitant.

Georg (souriant) : Va la voir, nous t'attendons dans le couloir.
Andréas : Merci.

Il se dirige à grandes enjambées vers la chambre que nous a indiquée le médecin. Je crois qu'il se retient difficilement de courir. Je souris. Bill me tourne vers moi, il doit sentir mon appréhension. Il me serre dans ses bras, et me murmure à l'oreille :

Bill : Tout va bien se passer, ne t'en fait pas.
Moi (souriant) : Merci petit frère.
Bill : De quoi ?
Moi : D'être là pour moi, tout simplement.
Bill (souriant) : C'est ça, le boulot des petits frères, remettre les plus vieux à leur place quand ils déraillent.

Je souris.

Bill me regarde, et commence à chantonner doucement.


In mir
Wird es langsam kalt
Wie lang
Konnenwir beide hier noch sein
Bleib hier
Schatten wollen mich holen
Doch wenn wir nur zu zweit

Du bist
Lalles was ich bin
Und alles was durch meine adern fliebt
Immer werden wir uns tragen
Egal wohin wir fahren
Egal wie tief

Ich will da nicht allein sein
Lass uns gemeinsan
In die nacht


Je le regarde, et souris à nouveau. Je n'ai pas beaucoup été là ces derniers temps pour lui...Mais je vais me rattraper, j'en fais la promesse.

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Hallo Leute !!

Une permière partie du chapitre 26, parce que je n'ai pas le temps d'écrire la fin !! Désolée !!
Perso, j'aime bien ce chapitre, même si il se passe pas grand chose, et que Ely est carrément absente ! ^^

Qu'en pensez-vous ? 30 com's pour la suite ?

Bizouxxx, bye !!!



# Posté le mercredi 30 avril 2008 10:39

Modifié le mercredi 30 avril 2008 10:56

Chapitre 27 (ou 26 suite ^^)

Chapitre 27 (ou 26 suite ^^)

Point de vue d'Ely

J'ouvre doucement les yeux. Une lumière blanche m'aveugle aussitôt, et je cligne plusieurs fois des paupières, afin de m'habituer à cette lumière blafarde. J'essaie de tourner la tête. J'ai mal aux bras, au ventre...J'ai mal partout. Mon corps tout entier est douloureux.

??? : De retour parmi nous Mademoiselle ! Vous avez eu de la chance !

Mais qui est-ce qui parle ? Malgré ma douleur, je tourne légèrement la tête, et aperçois une jeune femme brune, et un homme un peu plus vieux, je dirais...la cinquantaine, qui me regardent en souriant. J'ouvre la bouche pour parler, mais aucun son n'en sort. Ils rient tous les deux. Enfin, au bout de deux ou trois essais non fructueux, je parviens à demander ?

Moi : Je suis où ?
L'homme : A l'hôpital Mademoiselle. Vous vous êtes fait renversé par une voiture. Un de vos amis vous a amené d'urgence ici, et nous avons pu vous soigner à temps. Heureusement d'ailleurs, sinon, vous ne seriez certainement plus en train de parler avec moi à l'heure qu'il est...

Un de mes amis... Le flot de paroles qui vient de m'assaillir achève de m'étourdir. Difficilement, j'arrive à articuler :

Moi : Je dors depuis...
Le médecin : A peine trois heures Jeune fille. Nous vous avons opéré il y a... (Il regarde sa montre) quatre heures à peu près. Bien ! Puisque vous êtes réveillée, nous allons tout de suite procéder aux testes de mémoire, bien que votre coma n'est été que très léger, et qu'à mon avis vous vous souvenez absolument de tout. (S'adressant à l'infirmière) Laura, je vous laisse vous en charger. Je vais prévenir vos amis que vous êtes en pleine forme.

Laura : Bien. Alors, je vais te poser quelques questions, auxquelles tu devras essayer de répondre, ok ? Si tu ne sais pas, n'invente rien, d'accord ?
Moi : Ok.
Laura : Allons-y. Comment t'appelles-tu ?
Moi : Ely L******.
Laura : Parfait. Quel âge as-tu ? Et quelle est ta date de naissance ?
Moi : J'ai 17 ans, presque 18, et je suis née le 19 novembre 1990.
Laura : Quel jour sommes-nous ?
Moi : Le 2 septembre 2008.

Laura continue de me poser des questions pendant 20 minutes. Répondant distraitement, je tâche de me souvenir de l'accident. Je me souviens parfaitement de ma dispute avec Tom, et des événements d'hier soir. Je me rappelle avoir couru au milieu de la route, et d'avoir vu une voiture verte. Le conducteur, un homme je crois a klaxonné. Je ne sais pas ce qui m'a pris, mais j'ai choisi de rester là. J'ai pensé à Andréas, à mon père, et à Tom. Ensuite, je ne me souviens plus de rien. Juste un cri qui m'appelait.

Moi : Qui m'a amené ici ?
Laura : Je ne sais pas qui c'est, un grand bonhomme avec des dreads locks et un look assez hip-hop. C'est ton petit ami ?

C'est donc Tom qui m'a retrouvé, et c'est probablement lui qui a crié...

Moi : ...
Laura (curieuse) : Eh Oh ! C'est ton copain ou pas ?
Moi : Non, non...
Laura (déçue) : Ah bon ! Tant pis ! Bon, je te laisse ma grande, tes amis vont venir te voir. Ensuite, tu devras te reposer.
Moi : Je sors quand ?
Laura : Je ne sais pas....Probablement dans deux ou trois jours...
Moi : D'accord, merci.

Elle me recommande toutes sortes de choses inutiles, puis s'en va.
Je pensais réfléchir tranquillement à cet accident, mais on frappe à ma porte.


Point de vue d'Andréas

Je cours presque dans le couloir. J'ai tellement hâte de la voir...Et dire qu'il y a quelques heures, je la maudissais, et je l'accusais à tord ! Je ne suis vraiment qu'un con ... Ah ! J'y suis ! Chambre 101. J'inspire un grand coup. Et si elle m'en voulait ? Bon allez Andréas, reprends-toi un peu là...J'inspire à nouveau, et frappe à la porte.

??? : Entrez !

Soupirant, j'entre dans sa chambre. A sa vue, le soulagement m'envahit. Elle n'a pas un seul bandage ! Bien sûr, elle est sous perfusion, mais apparemment, aucun membre n'a été touché.

Moi (criant) : Ely ! Si tu savais comme je suis content de te voir !
Elle (riant) : Je te dirai bien que c'est réciproque, mais je n'ai pas vraiment vu le temps passer depuis ce matin...

J'éclate de rire avec elle.

Moi (reprenant mon sérieux) : Tu m'as manqué tu sais.
Elle : ...
Moi (timidement) : Je... Je suis vraiment désolé de m'en être pris à toi tout à l'heure. C'était vraiment injuste.
Elle : J'y étais pour rien tu sais. Tu m'en veux plus ?
Moi : Bien sûr que non ! C'est toi qui devrais m'en vouloir !
Elle : Mais je n'arrive jamais à te faire la tête plus de cinq secondes alors...On oublie ?
Moi (soulagé) : On oublie !

Je la prends doucement dans mes bras, veillant à ne pas lui faire mal.

Moi : Tu as mal ?
Elle : Oui, partout. Mais je n'ai rien de cassé.
Moi : J'ai eu si peur si tu savais...
Elle : Hey ! Je survivrai t'inquiètes pas ! J'ai survécu à des choses plus graves que ça ! T'en fais pas pour moi grand frère, je suis une grande fille maintenant !

J'admire se force et son courage. Je m'assois sur le bord du lit, et nous discutons pendant environ vingt minutes.

Moi : Tu sais...J'ai pas envie de te quitter, mais les autres attendent pour te voir. A moins que tu ne sois trop fatigué ?
Elle : Mais non, t'inquiète pas. Va-y.
Moi (lui faisant un gros bisou) : Je reviendrai te voir demain d'accord ?
Elle : D'accord ! A demain !

Je lui fais un dernier signe de la main, et quitte la chambre. Ma petite s½ur...

Point de vue de Bill

Nous attendons depuis presque une demie-heure. Tom, enfin calmé, s'est assis et regarde dans la vague. Quand à Georg, Gustav et Léna, ils plaisantent. La porte de la chambre s'ouvre, laissant apparaître un Andréas visiblement radieux. Il nous rejoint, tout sourire.

Andréas : Elle va bien ! Vous pouvez aller la voir, mais pas trop longtemps hein, elle est fatiguée.
Georg : Tu peux parler, tu es resté avec elle plus d'une demie-heure !
Andréas (rougissant) : Oui bon...qui y va ?
Moi : Moi, j'y vais si ça ne vous dérange pas !
Gustav : Non, non, va-y !
Moi : A tout à l'heure !

Je me dirige vers sa chambre, et frappe. Elle me dit d'entrer. Arrivé, je lui saute au cou.

Moi : Ma Lily !!! Tu vas bien !
Elle (riant) : Et non mon Billou, je ne suis pas encore morte !
Moi : T'as de la chance que c'est toi, tu sais que je ne laisse personne d'autre m'appeler Billou ?
Elle : Quelle chanceuse je suis !
Moi : Mouais...Profite tant que tu peux hein ! N'empêche, c'est pas cool de nous avoir fait peur comme ça !

...

Je quitte la chambre après l'avoir serré dans mes bras une énième fois.
Je rejoins les autres dans le couloir.


Moi : Bon ! A qui le tour ?
Gustav : Moi ! Léna, tu viens ?
Léna : Euh...Normalement, c'est une personne à la fois ...
Gustav (lui prenant la main) : Mais on s'en fiche de ça ! Allez, viens !

Ils partent à leur tour vers la chambre de Lily. Ils sont vraiment trop mignons tous les deux...

Point de vue de Gustav

A peine entrés, je saute au cou d'Ely.

Elle : Aïe !
Moi (confus) : Oups ! Pardon Lily.
Elle (souriant) : C'est pas grave, va !
Léna (s'approchant) : Tu nous a fait une belle peur tu sais !
Moi : C'est pas peu dire ! Tu aurais vu la tête d'Andréas au téléphone ! Et nous ne savions encore rien ! Il est devenu pale comme la mort, j'ai cru qu'il allait s'évanouir !

Elle rit. Léna me prend la main, et je la regarde, amoureusement. Je la connais depuis peu, mais qu'est-ce que je l'aime, ce petit bout de fille ! Par contre, Lily nous fait une grimace !

Elle (stupéfaite): Tu ... vous .... Vous êtes ensemble ?
Moi : Euh...Je crois oui. Léna, on est ensemble ?
Léna (des étoiles dans les yeux) : Oh que oui !!! Mon petit Gustinounet chéri !!!!!
Ely (éclatant de rire) : Gustinounet !!! C'est mignon !!! Et bien, félicitations tous les deux, vous allez parfaitement bien ensemble !
Moi : Merci .... Bon, on va y aller, il en reste encore deux qui veulent te voir.

Son regard s'assombrit. Je m'approche d'elle et murmure :

Moi : Ca va aller tu verras. Il le faut de toutes façons... Allez, a plus ma belle ! Je reviens te vois dès que possible.

...

Point de vue de Georg

Après à peine dix minutes, nous voyons Léna et Gus revenir, main dans la main. Ils sont beaux tous les deux... Vivement que moi aussi, je rencontre une fille qui met autant d'étoiles dans mes yeux que Léna dans ceux de Gustav ...

Léna : A vous !

Je regarde Tom.

Moi : Tom, tu veux y aller ?
Tom (levant les yeux) : Euh... Je crois pas que ça soit une bonne idée que j'aille la voir...
Andréas (se levant de sa chaise) : Quoi ? Tom, depuis le temps que tu t'inquiète pour elle, tu va aller la voir et t'expliquer, compris ?

Devant l'autorité de Papa Andréas, Tom ne peut qu'acquiescer. Il hoche la tête.

Tom : D'accord, mais j'irai après. Va-y Georg.
Moi : Ok, à tout de suite.

Je frappe au numéro 101.

Ely : Entrez !

Moi (entrant) : Ma Lily d'amour !!!
Ely (riant) : Mon Georgounet que j'aime !!!
Moi (faussement vexé) : Ah non ! Pas Georgounet ! J'aime pas Georgounet !
Elle (réfléchissant) : Euh...Mon gros nounours ?
Moi : Nan !
Elle : Mon petit sucre d'orge ?
Moi : Nan !
Elle : Ma petite noix de coco des îles !
Moi : Beurk !
Elle : Mon petit ronchon préféré ?
Moi : J'suis pas ronchon !
Elle : ... Euh ... Mon petit bassiste que j'aime très fort, qui adore son lisseur et qui sent pas bon des pieds ???
Moi : Je pue pas des pieds !
Elle (riant) : Mais comment tu veux que je t'appelle ?
Moi : Je sais pas ! Pourquoi pas Georg ?
Elle : Mouais...Je vais y réfléchir !
Moi : C'est ça ! En attendant, repose-toi bien d'accord ? Je reviens demain, et je veux te voir en pleine forme !
Elle (souriant malicieusement) : D'accord mon petit bassiste que j'aime très fort, qui adore son lisseur et qui sent pas bon des pieds !

Je ris, lui fais un bisou.

Moi : T'as de la chance d'être au lit toi !
Elle : Moi ? Fainéant va !

Je souris et quitte la pièce.

Point de vue de Tom

J'entends des rires provenir de la chambre. Je suis stressé à bloc, mais bon, vu la tête qu'Andréas me lance de temps à autre, je n'ai pas le choix.
La porte claque et Georg en sort
(de la chambre hein, pas de la porte ^^ !). L'angoisse me prend, mais je jette un regard vers Bill. Celui-ci me serre la main le plus fort qu'il peut et me sourit. Pas besoin de mots, comme souvent...

Georg : A ton tour, Tom !

Sans un mot, je me dirige vers sa chambre. La chambre de la fille que j'aime. J'ai la gorge nouée. Je frappe doucement, et une voix me dit d'entrer.

Je la vois, allongée sur le lit et une vague de honte m'envahit. Comme pour les groupies, c'est ma faute si elle est là....Décidément, je ne lui attire que des ennuis...


Moi (timidement) : Salut.
Elle : Salut.
Moi : Je...Ca va ?
Elle (froidement) : Comme tu vois, je suis pas encore morte...

Nous gardons le silence quelques instants. Elle a le regard tourné vers la fenêtre.

Moi : Ely ? Je ... Je suis vraiment désolé de ce que je t'ai dit tout à l'heure, je n'en pensais pas un mot tu sais.
Elle : Mais tu l'as dit.
Moi : Oui, mais c'étais sous le coup de la colère, je ... Je ne voulais vraiment pas te dire ça ... J'ai fait une connerie, et je m'en veux vraiment... Je voulais pas qu'il t'arrive un truc pareil.
Elle : Tu n'es pour rien dans mon accident.
Moi : Mais ...Le conducteur a dit que tu pleurais alors...J'en ai conclu que c'étais à cause de moi.
Elle : Et bien tu conclus mal.
Moi : ...

Elle m'en veut et elle a bien raison. Mais je préfèrerais encore qu'elle crie, qu'elle me frappe ... Là, sa froideur et la distance qu'elle établit entre nous me brise le c½ur. Si elle savait tout ce que je ressens pour elle...

Elle : Je vais rentrer en France.
Moi : Quoi ? Mais quand ?
Elle : Je sors dans deux ou trois jours. Donc, je vais essayer de rentrer samedi ou dimanche.
Moi : ...Tu veux pas rester un peu plus ?
Elle : Non. Je reviendrai voir Andréas et les autres, mais je veux rentrer. J'ai besoin de voir mes amis.
Moi : Et tes amis d'ici, que vont-ils penser ?
Elle : Mes amis d'ici...Mes amis d'ici peuvent se passer de moi un petit moment.
Moi (essuyant une larme sur ma joue, pour qu'elle ne vois pas que je pleure) : Et ... Tu penses revenir quand ?
Elle : Je sais pas...Pas tout de suite en tous cas.
Moi : ...très bien. Bon ben ...Je vais te laisser...
Elle (froidement) : Oui, c'est ça. Laisse-moi.
Moi (essayant d'ignorer sa remarque) : Je reviendrai te vois demain...
Elle : Pas la peine.
Moi (fermant les yeux pour empêcher les larmes de couler) : Comme tu veux. ... Salut ?

Elle ne répond pas, et garde le visage obstinément fixé vers la fenêtre. Je quitte la chambre, ne pouvant supporter d'être ignoré plus longtemps. Encore une fois, j'ai tout raté...

Je rejoins les autres. Ils se lèvent, et Andréas, inquiet, me demande :


Andréas : Alors ?
Moi : Alors rien du tout.

Bill me regarde.

Bill : Ca s'est mal passé ?
Moi : ...

Il me prend dans ses bras, et je laisse libre cours à mes larmes.

Bill (chuchotant) : Chuttt....Ca va aller, je suis là...
Moi : ...

Nous rentrons tous dans le van. Le trajet se fait en silence. A l'intérieur de moi, je suis totalement brisé. Et mon c½ur est en miettes. Je ne suis vraiment qu'un salaud...

Point de vue d'Ely

J'entends la porte claquer. Je me retourne. Il est parti. Je me recroqueville dans mon lit, même si la douleur se fait cuisante. Les larmes se mettent à couler le long de mes joues. Je ne veux plus penser à rien. Si seulement je pouvais être morte dans cet accident... Je n'aurais plus rien ressenti, ni la joie, ni la colère, ni la tristesse...
Les larmes forment une cascade le long de mon visage, et finissent leur course dans mon cou. Je les laisse couler. A mon avis, mon c½ur est beaucoup plus amoché que mes bras et mes jambes...


_______________________________________________________________________________________

Hello les filles !!!

Désolée de mon retard, mais les parents veulent que je ne passe pas plus d'une heure par jour sur l'ordi...Dur, pour moi ! Mais si j'obéis pas bien gentiment, ils risquent de me priver tout court...Alors, je pense à vous, qui n'aurez plus de suites, et je m'aplatis xd !

Assez long ce chap, mais j'ai pris plaisir à l'écrire ! Je me suis éclatée au moment où Ely cherche des surnoms pour Georg xdey'' !! Qu'en pensez-vous ?

Je veux au moins 35 com's pour la suite !!!

Merci beaucoup !!

Bizouxxxx, bye !!!

# Posté le jeudi 08 mai 2008 15:13

Chapitre 28

Chapitre 28
Point de vue d'Ely

Trois jours ont passé. C'est aujourd'hui qu'on me donne enfin le droit de sortir de cet hôpital. Ce lieu blanchâtre, sans vie, et puant le médicament me donne la nausée d'habitude, alors, y passer trois jours a été très difficile. Heureusement, Andréas, les garçons et Léna sont venus me voir tous les jours. Sauf Tom. Lui n'est pas revenu. Ce n'est pas que je m'en fiche mais...Après tout ce qui s'est passé ces derniers temps, je préfère l'éviter. Il m'a fait trop mal pour que je lui pardonne si facilement. On dit souvent de moi que je suis une fille forte, et une battante, mais je sais que pour ça, il faut que je me protège de ce qui pourrait me faire du mal. Et malgré moi, et sûrement malgré lui, Tom en fait partie.
Andréas est passé me chercher, et nous avons enfin pu sortir de ce trou pourri. J'ai quand même donné mon numéro à Laura, mais j'ai comme l'impression que Georg en a déjà fait autant ... Ils se sont croisés lors d'une de ses visites, et il est devenu tout rouge. Trop mignon ...

Le trajet sur la route se fait en silence, moi redoutant de rentrer. Andréas a appris que je voulais repartir, et ne s'est pas opposé à mon choix. Il m'a simplement fait promettre de revenir vite. Mon papa poule préféré...

...

Nous sommes arrivés devant chez Andréas. Apparemment, ses parents sont absents pour le week-end, et tous les autres sont là.


Andréas (me prenant la main) : Allez viens ma belle.
Moi (me stoppant) : Andréas ... j'ai peur.
Andréas (souriant) : Je sais ... Mais ne t'en fais pas, je suis là. Ce sont tes amis qui t'attendent.

Point de vue de Bill

Je suis assis dans le salon, en compagnie de Léna, mais je n'arrive pas à me concentre sur le film.

Moi (impatient) : Ils devraient être là depuis longtemps !!!
Léna (riant) : Mais qu'est-ce que tu peux être impatient toi ! Ca fait à peine une demie-heure qu'Andréas est parti !
Moi (sérieux) : Oui mais... Après tout ce qu'elle a vécu avec nous, ma Lily...C'est normal que je m'inquiète pour elle... (Après un moment d'hésitation) Non ?
Léna (me tapotant gentiment l'épaule) : Oui, bien sûr...Mais, même si je la connais peu, elle est grande, et forte...Elle sait se débrouiller tout seule ne t'en fais pas... (Malicieuse) Et puis, tu ne crois pas que c'est un peu exagéré de s'inquiéter pour elle et Andréas après seulement une demie-heure d'absence ?
Moi (pensif) : C'est vrai, tu as raison...

J'entends un moteur dans l'allée, et me précipite à la fenêtre. C'est eux ! Enfin, ils rentrent !

Léna (me rejoignant à la fenêtre) : Et ben voilà ! Tu vois, tu n'avais pas de raison de t'inquiéter !

Je ris, et cours appeler les autres.

Moi (courant à travers toute la maison) : Youhou !!! Ils sont rentrés, ils sont rentrés ... !!!
Gustav (descendant) : Et ben dis donc, t'es bien heureux toi !
Moi (continuant de crier) : Ma soeurette est rentrée, ma soeurette est rentrée, ma ...

Je me stoppe soudain. Tom est dans la cuisine, et me regarde, abattu.

Moi (confus) : Oups ! Désolé.
Lui (le regard sombre) : T'as rien à te reprocher... Je remonte.
Moi : Tom...Tu veux pas venir avec nous, pour accueillir Lily ?
Lui : Non ... Je préfère pas.
Moi (Résigné) : Bon...Comme tu veux ...
Lui (remontant) : Ouais c'est ça ... Comme je veux ? ... Je crois pas non ...

Je préfère ne pas répondre, de peur de faire une nouvelle gaffe. Je suis vraiment trop con des fois...

La porte s'ouvre sur Andréas et Lily. Je lui saute au cou, et je suis suivi de Gus, et Georg.
Elle éclate de rire, et lance un clin d'½il à Léna.


Léna (faussement outrée) : Gustinounet !!!! Comment oses-tu ? Et devant moi en plus !
Gus (se retournant, tout rouge) : Euh ... Léna, c'est pas ce que tu crois, je ...

Léna éclate de rire, suivie de Lily, sous les yeux de Gustav, qui les regarde, étonné.

Gustav (surpris) : Bah ?!? Qu'est-ce que j'ai dis ?
Moi (riant) : T'es vraiment naïf, Gustinounet !
Gustav : Hey !

Point de vue de Tom

J'entends la porte claquer. Je suis enfermé dans une chambre, appuyé sur la porte. Une larme roule le long de ma joue. Je reste ainsi quelques instants, mais la curiosité l'emporte. Doucement, je sors de la chambre, et sans bruit, je descends quelques marches.

J'entends les rires des autres. En me penchant un peu plus, j'arrive à les voir, dans le hall d'entrée.


Andréas : Hey ! Et le porteur de valises, il a pas le droit à un câlin ?
Ely (riant) : Hey ! Mon petit frère chéri ! Viens !!!

Ils sont tous serrés les uns aux autres. Ils sont heureux ensemble. Je me sens de trop ici.
D'en bas, Bill doit sentir ma présence, car il lève les yeux vers les escaliers. M'apercevant, il me regarde longuement, et tente laborieusement de faire passer dans son regard tout ce qu'il voudrait me dire. Sauf que cette fois, je ne fais pas l'effort de comprendre. Il le sent, et finit par m'adresser un sourire contrit. Détruit, je remonte m'enfermer dans cette chambre. Je la connais cette chambre.
C'est celle de Lily. Elle dort ici, à chaque fois qu'elle vient. Je ne sais pas si c'est mon esprit qui me joue des tours, mais je sens sons odeur, ici. Tout lui correspond, tout me ramène à elle. Et tout ne fait que me descendre un peu plus. Sur la table de nuit, deux photos sont posées.
L'une d'entre elle nous représente, tous ensemble, en avril, quand nous sommes allés la rejoindre en France. Seule Léna manque à l'appel. Mais à cette époque, Gustav tenait à son petit secret... Il faisait chaud ce jour là, je m'en souviens parfaitement. C'étais notre dernier jour tous ensemble. Après, nous n'étions plus sûrs de nous revoir. Nous sommes allongés dans l'herbe du parc, en cercle, nos têtes au centre. C'est Bill qui a pris la photo, on voit son bras sur le bord du cadre. Jamais doué pour prendre une photo mon frère... Malgré tout, cette photo est très réussie. Pleurant, je me détourne, et regarde la deuxième photo.
On y voit Ely et Andréas. Cette photo a due être prise en février, vu leurs tenues. Encore une fois, ils sont au parc, mais ici, cette fois. En Allemagne. Ils sourient malicieusement tous les deux, et ils ont le regard levé vers le ciel. On dirait qu'ils rêvent. Complètement désespéré, je quitte la pièce en claquant violemment la porte. Je me dirige vers la chambre d'amis, et m'y enferme à double tour. Je m'effondre sur lit, pleurant à chaudes larmes.


Point de vue d'Ely

En haut, une porte claque, aussitôt suivie d'une deuxième. Autour de moi, le silence se fait.

Moi : Tom ?
Bill : Oui ... Je vais aller le voir.
Moi : ...

Je devrais aller le voir, je le sais. Mais je n'en ai pas la force. Je ne veux pas avoir à supporter une fois de plus son regard, qu'il soit triste ou haineux. Je n'en peux plus de me battre.

Moi (une fois Bill parti) : Je vais aller à l'aéroport, pour acheter un billet d'avion.
Andréas (me coupant) : C'est déjà fait. J'y suis allé hier, une fois que je me fus résigné à l'idée que tu partais.
Gustav (hésitant) : Mais ... Si tu veux rester encore un peu, n'hésite pas ma Puce.
Moi : Non... J'ai ma rentrée dans deux jours, je dois y aller. Mon père me dit toujours que la terminale, c'est important, il n'aimerait pas que je la rate.
Léna : J'ai pris un billet dans le même vol que toi, mais on sera séparées dans l'avion. (Voyant le regard de Gustav) : Moi aussi, j'ai ma rentrée dans deux jours...
Gustav : Mais ?!? Je croyais que ?!?

Léna me regarde, je lui souris. Elle prend la main de Gustav, et ils sortent. La ballade d'explications en quelques sortes. Je sais que ça se passera bien pour eux. Je me tourne vers Andréas.

Lui : Je veux pas que tu partes Lily ...
Moi : Moi non plus je veux pas partir...Mais j'en ai besoin.
Lui (protestant) : Mais comment je vais faire ici sans toi ?
Moi (souriant) : Comme avant. Quand on ne se connaissait pas. Tu sauras très bien te débrouiller, ne t'en fais pas. Et puis, tu reviendras me voir, j'espère ?
Lui (haussant la voix) : Bien sûr que oui que je reviendrais te voir ! Il n'est pas question que tu m'oublies si vite ! Et toi aussi, tu reviendras, hein ?
Moi : ...

Je souris. On dirait un petit garçon de huit ans.

Lui : Tu reviendras hein ? Tu vas pas m'abandonner comme ça ? Tu reviendras, dis-moi ?
Moi : Je sais pas si je reviendrai. Mais toi, tu viendras en France, je te ferai visiter, et les autres aussi viendront me voir. Je t'oublierai pas, t'en fais pas.

Il semble redescendre doucement sur Terre. Gardant un ton de petit garçon pris en faute, il lance :

Lui : D'accord. Je t'aime ma Lily.
Moi (une larme coulant le long de ma joue) : Moi aussi je t'aime Grand Frère.

______________________________________________________________________________________

Hello les filles !!

Bon alors, je suis censée (et je dis bien censée) être privée d'ordi, c'est pour ça que je prend autant de temps pour écrire les suites. Mais comme mes parents son absents pour l'après-midi, j'en profite et je pense à vous ?
C'est pas de la bombe ça ? ^___^

Que pensez-vous de ce chapitre ? Perso, j'ai eu un peu de mal à l'écrire, j'était toute tristounette !!!
La fin arrive, vous croyez ? Moi je pense pas ... ^^

35 com's pour la suite ?!?

Bizouxxxx !!!

# Posté le mercredi 14 mai 2008 09:38

Modifié le mercredi 14 mai 2008 10:08

Chapitre 29

Chapitre 29

Point de vue de Tom

Je pleure sans pouvoir m'arrêter. On dirait un enfant, mais je n'y arrive pas. Je ne peux pas l'oublier. C'est elle que j'aime. Ca a déjà été difficile de m'en apercevoir, mais c'est trop dur de la laisser repartir comme ça. Et d'un autre côté, je n'ai pas le choix. Je lui ai déjà fait suffisamment de mal, je n'ai pas le droit de ne penser qu'à moi.
J'entends des pas dans l'escalier. Je reconnais le pas de Bill. Oh non ... J'ai dû faire un peu trop de bruit.

Il frappe à ma porte, doucement, mais je ne réponds pas. Je ne veux pas qu'il me voie dans cet état. Il recommence, un peu plus fort.


Bill : Tom, c'est moi, ouvre s'il te plait !
Moi : Laisse-moi Bill, je veux voir personne.
Bill : Grand frère...Ouvre-moi s'il te plait.

Soupirant, je me lève et vais lui ouvrir.

Moi (retournant m'allonger sur le lit) : Bill ... T'aurais pas dû venir. Laisse-moi tranquille...
Bill (venant s'asseoir à côté de moi) : Tom ... T'es mon frère ! Tu crois vraiment que je vais te laisser pleurer tout seul dans ton coin, et aller m'amuser avec les autres ? Je serais toujours là pour toi, je te l'ai promis ...

Une nouvelle larme coule sur ma joue, et il me prend dans ses bras.

Moi : Je l'aime, si tu savais ...
Bill : Je sais ... Ca se lit sur ton visage de toutes façons ...
Moi (inquiet) : Elle le sait tu crois ?
Bill : Elle sait quoi ?
Moi : Que je ... Que je...
Bill : Que tu es fou amoureux d'elle ? Je crois qu'elle sait que quelque chose ne va pas entre vous, mais après ce que tu lui adit au parc ... Je crois qu'elle pense que tu la déteste, même si elle ne sait pas pourquoi. En même temps, elle doit avoir des sentiments plus qu'amicaux pour toi, vu la façon dont vous vous engueulez tout le temps, et ce, depuis que vous vous connaissez ... Un an, bientôt ...
Moi (anéanti) : Je suis un monstre ...
Bill : Bien sûr que non !
Moi : Alors, pourquoi elle part ? Pourquoi on s'engueule tout le temps ? Pourquoi elle s'est faite agressée par des groupies, qui, à la base, en avaient après moi ? Pourquoi j'ai réussi à lui dire l'inverse de mes sentiments au parc ? Pourquoi elle s'est faite renversée ? Pourquoi elle me laisse tomber ?
Bill (doucement) : Parce que tu l'aimes ...
Moi (pleurant) : Bill, j'en peux plus ...
Bill : Je sais. Je suis là, ne t'en fais pas.

Ellipse temporelle d'une journée

Point de vue d'Ely

C'est aujourd'hui qu je rentre en France, avec Léna. Je suis dans ma chambre, et je termine mes valises. Il faut dire que je n'avais pas beaucoup emmené, comme je n'étais censée rester que deux jours. Mais bon, il règne quand même un bordel total. Je me souviens de la première fois où j'avais découvert cette chambre. Elle me correspondait parfaitement. J'avais eu l'impression de redevenir petite fille.
Nostalgique, je ferme la porte de cette pièce, que je vois peut-être pour la dernière fois.
Je descends rejoindre les autres. Ils sont tous là. Même Tom. Bill m'a confié qu'il avait eu du mal à le convaincre de venir. C'est vrai que je ne l'ai pratiquement pas vu depuis hier. Il est resté cloîtré dans sa chambre. Mais c'est sûrement mieux comme ça ...


Andréas : T'es prête ma Belle ?
Moi : Oui, oui ...
Gustav : Bon, à la base on pouvait pas vous accompagner à l'aéroport...
Georg (malicieux) : Mais il a tellement harcelé David de coups de téléphone qu'il a fini par accepter. Léna, profite, je l'ai jamais vu comme ça !

Gustav devient rouge comme une pivoine, et tout le groupe éclate de rire. Enfin, presque tout le groupe.

Après un dernier regard vers la maison, et un bisou aux parents d'Andréas, nous montons dans le van. Le trajet se fait en silence. Gustav et Léna profitent de leurs dernière minutes pour se câliner, Tom regarde par la fenêtre, et Bill, Andréas, Georg et moi échangeons quelques paroles de temps en temps.
Après à peine dix minutes, nous sommes arrivés. Saki nous fait descendre en un temps recors, et nous conduit directement dans une salle réservée. Il prend nos bagages, à Léna et moi, et nous laisse tous seuls, après un dernier sourire.


Georg : Gus ! Gus ! GUS !
Gus (arrêtant d'embrasser Léna) : Mhhh ?
Georg (malicieux) : Arrête de l'embrasser, tu vas l'étouffer la pauvre !
Gus (vexé) : Très drôle, Georg !

Le silence retombe.

Andréas : Bon, bah ...
??? : Les passagers pour le vol n°19 sont priés de s'approcher des portes d'embarquement. Je répète, les passagers ...

Andréas me saute au cou, une larme sur sa joue. Je l'essuie avec mon pouce.

Lui (souriant) : J'ai l'air d'un gamin ...
Moi : ...
Lui : Tu vas me manquer ma Lily.
Moi : Toi aussi grand frère.
Lui : Tu reviendras me voir hein ?
Moi : Promis.

Il me sert dans ses bras, et me murmure un « Je t'aime » à l'oreille. Je lui souris, et quitte ses bras pour me diriger vers Georg.


Georg : Tu reviendras vite hein ?
Moi : Mais bien sûr ... Ou alors, c'est vous qui reviendrez, hein, mon petit bassiste que j'aime très fort, qui adore son lisseur et qui sent pas bon des pieds !
Georg (riant) : Hey ! Mais tu m'avais promis que tu ne le dirais pas en public !
Moi (riant) : ...
Georg (reprenant son sérieux) : A plus, ma Lily d'amour.
Moi : A plus, mon petit bassiste que j'aime très fort, qui adore son lisseur et quoi sent pas bon des pieds !

Je le serre dans mes bras, puis vais voir Gus.

Gus : Il faudra qu tu m'expliques l'histoire du surnom, ça peut toujours servir ...
Moi : Ah nan ! J'ai promis !
Gustav (souriant) : Bon, alors tant pis pour moi ...
Moi : Bon, je vous laisse profiter tous les deux.
Gustav : A bientôt ma Puce.

Je pleure à chaudes larmes, mais continue mon tour. Ca semble un peu industriel, mais je veux me réserver un petit moment avec chacun... J'ai un sentiment au fond de moi qui me dit « je ne les reverrai jamais ». Et c'est carrément horrible.
Je me dirige vers Bill. Il sourit.


Lui : Ma petite s½ur ... Tu vas me manquer.
Moi : Toi aussi mon Billou, tu vas me manquer.
Moi (jetant un léger coup d'½il vers Tom) : ...
Lui (souriant, et à mon oreille) : T'inquiètes, j'en prendrai soin.
Moi : Comme tu sais si bien le faire avec tout le monde...
Lui (riant) : Sauf avec moi !

...

Hésitante, je me tourne vers Tom. Il est assis sur une chaise, et est le seul à n'avoir rien dit.
Je regarde Bill, qui me lance un regard encourageant, puis qui se tourne vers les autres, respectant mon besoin d'être seule.


Moi (m'approchant) : Salut Tom.
Lui (sèchement) : C'est ça. Salut.

Je recule. Son ton froid me surprend, mais je le comprends. Une larme coule sur ma joue.

Moi : Tu ... Tu vas me manquer...
Lui (relevant la tête surpris) : ...

Du pouce, il essuie la larme sur ma joue, avec une douceur infinie. Encore une fois, j'aurais voulu que ce moment dure toute la vie. Mais il retire sa main, baisse la tête et murmure :

Lui : Toi aussi.

Je me détourne, et regarde Léna.

Après un dernier baiser à Gustav, elle me rejoint, et nous sortons.
Les garçons n'ont pas le droit de sortir.

Après un dernier sourire, nous quittons la pièce, et nous dirigeons vers la porte d'embarquement. Léna s'occupe de donner nos billets. Avant de renter, je me retourne une dernière fois.
Tom est sorti. Il cherche quelqu'un du regard, et ses yeux s'arrêtent sur moi. Il ne sourit pas, et se contente de me regarder. Timidement, je souris. Je le regarde une dernière fois, et rentre dans l'avion.


Point de vue de Bill

Ca y est, elles sont parties. Elles vont nous manquer, ces deux petits bouts de femme...
Tom rentre dans la pièce. Après tout, David n'est pas là ... Il s'assoie, et baisse la tête. Je vois une larme tomber au sol. Tout le monde le regarde un instant, mais chacun juge bon de ne pas lui poser de questions...
Je le laisse seul pour l'instant. Il a besoin de réfléchir, je crois. Andréas est debout, et reste fixe comme un poteau. Il ne bouge pas un cil. Georg est avec Gustav. Il le console, j'imagine.
Quant à moi, je prends mon portable. J'ai un message à envoyer...


Point de vue d'Ely

Je suis dans l'avion. Léna n'est pas avec moi, mais pour l'instant, je préfère rester toute seule. Je branche mon MP3, et écoute encore une fois leur chanson. Il faut croire qu'il le fait exprès ce putain de baladeur. D'un geste sec, je l'éteins, et le fourre dans mon sac. Dans ma poche, mon portable vibre. Je sais que je vais bientôt devoir l'éteindre. Rapidement, je regarde qui m'a envoyé un message. Bill.

« Il ne peut pas t'embrasser à chaque fois... »

Je souris. Je vais le massacrer. Je ferme les yeux et m'endort, pas encore tout à fait heureuse, pas tout à fait triste. L'esprit vide.

_______________________________________________________________________________________

Hello les filles !!!

Bon alors, je sais, c'est encore un chapitre triste...Même moi, ça commence à me fatiguer de lire des chaps comme ça ... Mais il en faut bien hein !

Deuzio, je suis encore et toujours privée d'ordi, mais normalement, la punition est levée mercredi (je dsi normalement, vu qu'il ne vaut mieux pas que je me fasse griller ...^^)

Pour la suite ...38 com's ? Je monte un peu, vous avez déjà fait 60 alors ...

Bizouxxx, bye !!!

# Posté le dimanche 18 mai 2008 08:26