Arrivé au parc, je ne vois plus personne. Il pleut aujourd'hui, alors il n'y a pas un seul enfant sur les balançoires, et bizarrement, ce détail me serre un peu plus le c½ur. Il me rappelle ce moment, juste après l'agression d'Ely, ce moment où elle m'a révélé son enfance, et où j'ai perçu de la haine dans sa voix pour la première fois. A ce moment, j'ai senti toute la ranc½ur qu'elle éprouvait envers ce connard de chauffard. Et j'ai compris pourquoi elle ne buvait presque jamais d'alcool. Sauf que hier soir, elle en avait bu. Beaucoup. Et moi aussi. Et j'ai encore fait une belle connerie.
Je promène mes yeux autour de moi, et finit par reconnaître cette silhouette. Celle que je me suis si souvent plu à observer de dos, ces derniers temps. Ely. Elle est assise en haut d'un toboggan, comme souvent quand elle vient ici. Mais là, au lieu de regarder le paysage environnant, elle est recroquevillée sur elle-même. Je m'approche un peu, sans bruit et j'entends des sanglots. Elle pleure. Je pensais que mon c½ur était déjà en miettes, mais je vois que je ne suis pas encore au bout de mes surprises... Je me déteste. Et en plus de ça, je suis mort de trouille. Je te jure Tom, t'es vraiment qu'un pauvre lâche...Une de ceux qui fuient pleurer chez Maman à la première bêtise...
Je continue d'avancer, et mon pas fait crisser les graviers. Entendant du bruit, elle relève la tête vers moi. Le regard qu'elle me lance est rempli de haine, et aussi de désespoir. Elle descend lentement de son toboggan, et s'avance vers moi, le regard toujours plein de larmes.
Elle : Va-t-en. S'il te plait va-t-en, tout de suite. Je ne veux plus jamais te revoir.
Moi : Ely je...
Elle (me coupant) : Va-t-en je te dis ! Va te faire voir. Je ne veux plus avoir affaire avec un connard comme toi.
Moi (haussant légèrement le ton) : Mais écoute ce que j'ai à dire au moins !
Elle (criant) : Mais je m'en fous ! Ce n'est pas moi qu'il faut aller voir ! Moi, je m'en fiche. Ce soir je rentre chez moi, et je ne te reverrai jamais. Tu m'oublieras, et je t'oublierai, et ça sera très bien comme ça.
Moi : S'il te plait je...
Elle (m'interrompant de nouveau) : C'est Andréas qu'il faut aller voir. Lui c'est ton meilleur ami. Vous vous connaissez depuis que vous êtes tous petits, et jusqu'à tout à l'heure, il avait confiance en toi. Tu as besoin de lui comme il a besoin de toi. Va le voir et essaie de réparer les dégâts que tu as fait.
Moi : Ely, essaye de comprendre, je...
Elle (criant cette fois) : Mais comprendre quoi Tom Kaulitz ? Que tu es un salopard ? T'en fais pas, ça, j'avais déjà compris !
Moi : ...
Elle : Tu sais ce qu'il m'a dit ? Tu sais ce qu'Andréas m'a dit ? Il a dit que c'était ma faute ! Que j'étais de mèche avec toi depuis le début et qu'il n'aurait jamais dû me faire confiance ! Tu te rends compte de ce qu'il m'a dit, tout ça pour quoi ? A cause de toi ?
Moi : Je...Je suis désolé, il a dit ça sous le coup de la colère, je suis sûr qu'il ne le pense pas Ely je...j'étais bourré hier soir et...
Elle (ayant séché ses larmes, résignée): Très bien. Réglons ça une fois pour toutes, puisque tu ne veux pas partir ! Va-y Tom, soulage-toi la conscience, je t'écouterai. Et si ça peut te faire plaisir, je te dirai même que je ne t'en veux pas. Mais sache bien une chose : c'est que je n'en pense pas un mot, c'est clair ? Tu viens de briser la plus belle amitié que j'avais connu jusqu'à aujourd'hui, et ça, je ne te le pardonnerai jamais.
Moi : ...
Elle (devant moi, les bras croisés) : Je t'écoute, dépêche-toi.
Moi : Je...Hier soir, j'ai beaucoup bu, trop même. Et plus je te voyais avec Matthias, plus je buvais. Alors, quand je t'ai vu vous embrasser, je...Je sais pas ce qui m'a pris mais Kelly est venue me voir, et m'a proposé de me détendre un peu alors...Alors je suis montée avec elle. Tu connais la suite. Je suis désolé vraiment, je voulais vraiment pas que cette fête se termine comme ça, mais je...
Elle : ...
Moi (une larme roulant le long de ma joue): Pardon Ely.
Elle (ses yeux lançant des éclairs) : Ca y est ? T'as fini ton petit discours de pauvre petit garçon qui s'en veut énormément ? Très bien, tu peux partir.
Moi : Tu ne me crois pas ?
Elle : Non. Je ne te crois plus Tom. Rappelle-toi le nombre de fois où tu t'es excusé comme ça, et où, moi comme une cruche, je t'ai cru. Sauf que tu as toujours recommencé tes conneries. Et hier, c'était la fois de trop.
Moi (haussant le ton) : Mais qu'est-ce que tu veux que je te dise de plus Ely ? Que je m'en veux terriblement, que j'ai toujours été sincère avec toi, que je n'ai jamais été autant dégoûté que ce matin quand j'ai découvert cette... cette chose dans mon lit, que je m'en suis jamais autant voulu qu'aujourd'hui, que je t'...
Je ravale mes paroles de justesse. Je peux pas lui dire ça. Pas maintenant. C'est trop dur pour moi, et je n'ai pas le droit de lui avouer ça maintenant. Je préfère le garder pour moi, elle me déteste déjà trop, et de toutes façons, elle ne me croira jamais.
Elle (méfiante) : Que tu quoi ?
Moi (le regard fermé) : Rien laisse tomber. Tu veux pas me croire, et bien tant pis pour toi.
Elle (surprise de mon brusque changement d'attitude) : Pardon ?
Moi (m'énervant) : J'en ai marre de m'excuser à tout bout de champ Ely. Tu veux plus me voir, tant pis ! Je m'en fous. Et puis tu veux que je te dise ? Je sais même pas pourquoi je suis venu te voir. Enfin si. Parce que Bill me l'a demandé. Sinon, dis-toi bien que je ne serais jamais venu. J'ai fait ce que je voulais avec l'autre pétasse, et je ne regrette absolument pas.
Ely (stupéfaite): ... Tu le prends comme ça ?
Moi (criant) : Oui, je le prends comme ça ! Je n'ai aucun compte à te rendre c'est clair ? On sort pas ensemble toi et moi, et ça ne sera jamais le cas ! Comment veux-tu que toi, une petite lycéenne, et moi, le grand guitariste, on soit un jour ensemble ? Alors, je n'en veux pas de ton pardon, je m'en fous !
Ely (très calme, mais d'une voix glaciale) : C'est bien ce que je pensais. Tu es un bon comédien Tom. A un moment, j'ai cru que tu étais vraiment sincère. Mais je vois qu'encore une fois je me suis trompée. Alors, non, je ne suis pas ta petite pute attitrée, et j'en suis fière. Mais je peux quand même me permettre de faire ce qu'aurait fait ton éventuelle petite amie.
Je n'eus pas le temps d'esquiver. Sa main atterrit de toutes ses forces sur ma joue droite. Une douleur cuisante s'installe, et je pense que je garderai la marque un certain temps. Souriant méchamment, elle me lança :
Elle : Adieu, Tom Kaulitz, grand guitariste certes, mais grand salaud surtout.
Et elle partit en courant. Pleurant à chaudes larmes, je m'assois sur ce putain de toboggan, histoire de regretter amèrement ce que je venais de lui dire, et dont je ne pensais pas un seul mot. Mais quel con...
Point de vue d'Ely
Je cours. Je sais pas où mais je cours le plus vite, le plus longtemps, et le plus loin possible. Je pleure toutes les larmes de mon corps. Elles me brouillent la vue, mais je m'en fiche. Je cours. Mais quelle conne j'ai été encore une fois... Et de quel enfoiré je suis en train de tomber am... Non, je ne veux pas ça. Ce mec est pire que Max, je peux pas l'aimer, c'est pas possible... La pluie tombe toujours, et je suis trempée jusqu'aux os, mais je m'en fiche.
Andréas...Je peux pas le laisser tomber. Il m'en veut, je sais, mais je ne le lâcherai pas, c'est mon grand frère et il a besoin de moi. Il faut que je lui parle avant de partir. Je verrais plus tard pour mon billet. Je fais demi-tour, pour aller chez Andréas. Je traverse la route en courant, et à l'aveuglette. Un klaxon retentit, je n'ai pas le temps de voir la voiture arriver. Je m'arrête en plein milieu de la rue. Tom...La voiture me percute de plein fouet. Je tombe, j'ai mal. Je meurs...
Point de vue de Tom
J'ai quitté mon toboggan et le parc, mais les larmes coulent toujours le long de mes joues. Je choisis de prendre une autre route pour rentrer. Je ne veux pas la croiser. Mais je suis vraiment un monstre...Je marche sous la pluie, ressassant mes idées noires. Je n'ai qu'une envie, c'est de me flinguer. Je viens de dire à la fille que j'aime plus que tout que je la déteste, et qu'elle ne me mérite pas... C'est plutôt l'inverse. Je me déteste moi, et c'est moi qui ne la mériterais jamais. Soudain, je vois une ambulance, sirène déclenchée, arriver à toute vitesse sur la route. Le plus horrible des doutes m'envahit. Je cours le plus vite possible, pour suivre l'ambulance. Soudain, celle-ci s'arrête, devant une voiture verte. Devant, un corps est allongé au sol, inerte, couvert de sang. J'ai peur. Je m'avance lentement.
Le visage que je vois me tue de l'intérieur.
Moi (hurlant de toutes mes forces) : Ely !!!
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Hey les miss !!
Bon alors, perso, j'aime pas du tout l'écriture de ce chapitre, j'ai trop galéré à l'écrire, et je trouve que le résultat final est carrément médiocre. Je n'avais pas du tout cette idée là, au départ, je voulais qu'Ely aille voir Andréas juste après son "entrevue" avec Tom. Ca m'est venu en l'écrivant, mais je n'aime pas la deuxième moitié.
Qu'en pensez-vous ? Donnez-moi quand même votre avis en...35 com's ?
Bizouxxxx, bye !!!

