Mon réveil vient de me fracasser les tympans avec sa sonnerie pourrie, et j'ai dû fournir un effort surhumain pour ne pas l'envoyer s'éclater contre le mur d'en face. C'est déjà le sixième, et je commence sérieusement à en avoir assez de dépenser tout mon blé en réveils. Je n'ai vraiment pas le courage de me lever ... Il n'est que 5h30, merde ! Mais il le faut, j'ai promis. Andréas m'a appelé 11 fois en deux jours pour me rappeler que je lui avais promis de venir. Bill s'est contenté de me hurler 5 fois dans les oreilles qu'il était « trop super méga giga heureux » que je vienne, Gustav deux fois, et Georg trois fois. Seul Tom n'a pas appelé, et tant mieux. Mais, connaissant son tempérament, un mauvais pressentiment s'est lové au creux de mon ventre... Soit, il fait la tête, ce qui serait un peu normal vu comment je l'ai envoyé balader, et si c'est le cas, bonjour l'ambiance, moi qui m'étais promis de ne pas le tabasser dès que je le verrais, soit il n'est au courant de rien, et c'est pire.
Je me lève enfin avec difficulté, m'étire, et vais me laver, m'habiller, me maquiller ... enfin bref, tout ce qu'on fait habituellement en se levant. Une fois prête, je descends, prends mon petit-déjeuner, laisse un mot pour mon père sur le réfrigérateur, et sors. Ca me fait bizarre, j'ai l'impression désagréable d'avoir déjà vécu cette scène. En fait, je l'ai déjà vécue, presque de la même façon. En partant pour la première fois, sept mois plus tôt. Sauf qu'à ce moment là, j'étais emplie d'une flemme incroyable. Aujourd'hui, je suis morte de peur, et je n'ai qu'une envie, c'est de rentrer, de retourner me blottir dans mon lit douillet de petite fille, puis d'appeler Andréas pour annuler en lui disant que je suis malade. Mais je ne peux pas faire ça. Je n'ai pas beaucoup de courage, mais je tiens à Andréas, Bill, Georg et Gus. Et Tom. Aussi. Je ne peux pas leur faire une chose pareille, surtout pour un mec, qui plus est leur ami, ou leur frère. Je n'en ai tout simplement pas le droit. J'inspire une grande bouffée d'air, et arrive sur le fameux parking un peu plus détendue. Un taxi noir m'attend. Un taxi dans ma petite ville paumée...On aura tout vu. Je m'installe à l'arrière, murmure un faible « bonjour », et le chauffeur démarre. Il sait déjà où il doit aller, réservation à l'avance oblige. Après une heure et demie de bouchon sur l'autoroute, nous arrivons enfin à l'aéroport. Je paye le taxi, le remercie et sort. Là, mon trac remonte à la surface. Je peux encore tout arrêter, prendre mes jambes à mon coup, et fuir. Mais ce serait lâche. Je lève les yeux vers le ciel, et me retrouve confrontée à un immense bâtiment bétonné. Quelle horreur...Moi qui n'ai jamais pris l'avion, me voilà fixée. Mes pensées vagabondent, mais, bousculée de toutes parts par des types en costard cravate ultra-chic pressés, et des mères de famille hurlant sur leurs bambins, je reprends mes esprits et pénètre à l'intérieur du bâtiment.
Comme une automate, je me dirige vers la file d'attente, donne mon billet ... et me retrouve rapidement dans une carcasse métallique bondée. Une boule de peur est solidement ancrée dans mon ventre, et je regrette soudain de ne pas m'être passée de petit-déjeuner. A ma gauche se trouve un vieil homme en costume bleu nuit, qui feuillette un journal. A droite, une jeune fille avec un casque sur les oreilles, est tournée dos à moi, et je ne vois pas son visage. L'habituel message de bienvenue totalement bidon est diffusé dans tout l'avion, d'une voie robotique. Mes mains tremblent. L'avion s'ébranle, et je m'accroche de toutes mes forces aux accoudoirs, comme s'ils pouvaient me sauver en cas de problème. L'homme à ma gauche me lance un regard compatissant, et me souris, l'air bienveillant. Je dois avoir l'air ridicule, mais je m'en fous. Pour l'instant, tout ce qui m'importe, c'est de ne pas m'évanouir de frousse.
Après quelques minutes qui me paraissent une éternité, l'engin semble se calmer. Peu à peu, mes doigts lâchent les accoudoirs. Je m'installe un peu plus confortablement dans mon siège. Je me retourne vers l'homme assis à côté de moi. Il dort déjà profondément. Je vois... Je regarde à ma droite, et retiens de justesse un cri de surprise. La jeune fille qui écoutait se musique sans me regarder n'est autre que ...
Moi : Léna ?
Léna : Oh Ely, salut !
Moi : Qu'est-ce que tu fais dans cet avion ?
Malgré moi, ma voix est forte, accusatrice. Mon sentiment de surprise s'agrandit lorsqu'elle me répond d'une voix calme :
Léna : Ben, la même chose que toi je suppose. Tu vas à la fête des jumeaux Kaulitz, je me trompe ?
Moi (bafouillant) : Non, mais... Tu y ...Enfin, je veux dire ... tu y es ...
Léna : Invitée aussi ? Oui, pourquoi ? Ca te surprend tant que ça ? Ou alors, ça te gêne ?
Moi (honteuse) : Mais non pas du tout ! Euh je... je ne savais pas que tu connaissais les jumeaux !
Léna : En réalité, je ne les connais pas du tout, j'ai dû les apercevoir de loin une ou deux fois ... C'est Gustav que je connais.
Moi (hoquetant de surprise) : Gus...Gustav ?
Léna (riant) : Mais oui ! Et alors, où est le problème ?
Je respire à grandes bouffées, histoire de me calmer. Après tout, elle a raison, c'est quoi le problème ?
Moi (calmée) : Il n'y en a pas... je suis juste étonnée, c'est tout... Mais alors, comment tu connais Gustav ?
Léna : Et bien, ma correspondante est une ...amie des jumeaux, et de Georg, Gustav et Andréas en fait. Lors d'une de mes promenades en solitaire, j'étais tellement perdue dans mes pensées que j'ai foncée dans Gustav, qui sortait de la boulangerie. Je me suis excusée, mais il a voulu qu'on aille faire un tour pour me faire pardonner.
Elle semble toute penaude, même confuse en racontant cette histoire. Cette fille est vraiment spéciale...
Léna (continuant) : Donc, nous sommes allés nous promener, et il m'a fait visiter la ville. Nous avons fait connaissance, et nous nous sommes tout de suite entendus. Alors, nous nous sommes revus pendant deux semaines. Il faut dire que ma correspondante n'était pas très sympa avec moi, et elle me laissait toujours tomber pour aller voir ses amies, disait-elle. Alors, je voyais Gustav. C'est là que j'ai appris que ton correspondant était Andréas, et que Gustav te connaissait. Il m'a beaucoup parlé de toi, tu sais. Il a dit que tu étais une fille vraiment géniale. Nous avons échangé nos numéros de téléphone, et nous nous somme revus en France, quand il est passé te voir.
Je me souviens des sorties en solitaire de Gustav. Il nous disait qu'il allait prendre l'air, le menteur...
Moi (souriant) : Je vois...C'est génial que tu connaisses Gustav ! C'est vraiment un garçon super. Et tu connais le reste du groupe ?
Léna : Non, mais j'imagine que j'en aurais l'occasion ce soir...
Nous continuons à faire connaissance pendant le reste du trajet. Cette nana est bizarre, certes, mais très sympa, et surtout, beaucoup plus intelligente que moi !
Je n'arrive pas à croire qu'elle peut savoir autant de choses. Elle est vraiment passionnée par tout ! Je crois que Gustav a dû trouver à qui parler ... Je me demande bien ce qu'il y a entre eux deux...Enfin, je le cuisinerais tout à l'heure.
Une heure plus tard, l'avion atterrit. Je ne suis pas mécontente de quitter cet engin.
Léna vient avec nous, et nous aidera à préparer la fête. En fait, Gustav a eu la même initiative avec Léna, qu'Andréas avec moi...
J'ai peur. Je crève d'envie de les revoir tous, mais en même temps, j'ai peur. En descendant de l'avion, je cherche Andréas du regard. Il m'avait promis qu'il viendrait me chercher. Je souris, et mon trac s'évanouit. J'imagine que les deux malades qui s'agitent là-bas en faisant des grands signes ne sont autres que Gus et Andréas ...
Je leur saute au cou.
Moi (dans les bras d'Andréas): Oh les gars, si vous saviez comme je suis contente de vous revoir !
Andréas : Et moi donc ! Tu m'as trop manqué petite s½ur !
J'adore quand il m'appelle comme ça. Je me détache de ses bras, et serre Gustav dans mes bras.
Gustav : Hello Miss ! Content de te retrouver !
Moi : Moi aussi, je suis heureuse de te revoir Gus !
Gustav : Alors comme ça, je vois que tu as fait la connaissance de Léna ?
Moi (chuchotant à son oreille) : Toi, tu nous avais pas tout dit... Elle est mignonne la petite Léna hein ?
Gustav se recule un peu, et devient rouge comme une pivoine. Andréas me regarde, puis regard Gus et Léna, qui est restée un peu en retrait. Il éclate de rire. Que c'est bon de les retrouver ...
Moi : Les autres ne sont pas là ?
Andréas (gêné) : Non, ils sont en train de préparer, et puis, euh...il ne fallait pas que...
Gustav (complétant sa phrase) : Que Tom sache que tu venais !
Andréas : Gus !
Moi : C'est pas grave, je m'en doutais. Tant pis, je me débrouillerai...
Andréas (essayant de changer de sujet) : Bon, on y va ?
Moi, Léna, et Gustav : Let's go !
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Hello !!
Désolée pour la nullité de ce chapitre, encore une fois, oui, je sais, mais si je ne coupais pas là, il était vraiment trop long ! Il y aurait eu les retrouvailles (mouvementées ^^), la fête (mouvementée bis^^), et le reste...Mais je en vous dévoile pas tout !
Pour vouus "consoler" de la pauvreté d'action de ce chap, j'essaierai de vous mettre le suivant demain, mais pour ça, je veux au moins 30 com's svp !!!
Bizouxxx, bye !!!
PS : Pix : Pourquoi des converses ? Ben, parce que je trouvais pas d'autre image qui convienne, et que j'adore trop ces pompes !!! Et vous, vous aimez ?


