Chapitre 16

Chapitre 16
Une semaine a passé depuis la « crise » de Liz. Elle et Loan sont revenus deux fois depuis, mais à chaque fois, Liz a pété un câble, et tout le monde commence à en avoir marre, surtout Loan qui, au début gêné de la situation, est maintenant complètement sur les nerfs. Je doute que leur couple tienne longtemps si Liz continue sur cette voie... Je ne reconnais plus ma meilleure amie, celle que j'avais laissé deux semaines à peine en Allemagne. J'ai réussi, à regret avec l'aide de Tom et de ses... atouts, à lui faire promettre de ne rien dire au bahut au sujet de nos... invités. Elle a accepté à condition que je me renseigne auprès de Tom, quant à ses sentiments envers elle. A chaque fois qu'elle me parle de lui (parce qu'elle se fiche totalement du reste du groupe, notamment Gus et Georg), je me sens bouillonner à l'intérieur, et je coupe court à la conversation. Elle est devenue si... répugnante ... On dirait une simple groupie. J'aurais pitié d'elle, si elle n'était pas censée être ma meilleure amie, une fille que je connais et que j'adore depuis le bac à sable... Je pense que Loan commence à regretter sérieusement d'avoir voulu sortir avec elle, et surtout d'avoir réussi. Elle l'ignore complètement, et le pauvre ne sait plus comment réagir. J'avais peur qu'il m'en veuille, après tout, c'est moi qui ai ramené les garçons ici, mais il m'affirme qu'il n'a rien contre moi, ni aucun des garçons, si ce n'est Tom, qui prend un malin plaisir à se laisser tripoter sous ses yeux. D'ailleurs, je ne lui parle pratiquement plus. Hormis les traditionnels « Bonjour », « Merci », « Au revoir », et « Passe-moi le sel », je ne lui adresse plus un regard. Je ne sais pas pourquoi, mais je le tiens presque pour responsable de la réaction de Liz. J'en ai parlé avec Andréas, qui n'a pas su me conseiller, et avec Bill, qui s'est contenté de sourire largement, et de dire : « T'inquiète pas, tout va s'arranger très vite, j'en suis sûr ».
Bref, je suis paumée.

Aujourd'hui, nous allons dans un parc d'attraction, à environ 40 km de mon trou perdu. Comme mon père a évidemment refusé de nous emmener, et que, de toutes façons, il n'a pas un minibus et ne peut pas emmener tout le monde, le chauffeur du groupe nous emmène en van. Je suis devant la télé, avec Andréas, la tête allongée sur ses genoux, en attendant les garçons qui sont en train de se « déguiser ». Enfin, nous entendons des voix dans l'escalier et nous relevons.


Gustav (enjoué) : Ca y est ! On peut y aller !
Tom : Let's go !!!

Nous montons dans le van, qui nous attendait à la porte. Le trajet est mitigé : Bill et moi sommes calmes, et nous regardons chacun de notre côté le paysage, et Andréas et Georg rient ensemble aux blagues pourries de Gustav. Arrivés au parc, nous constatons avec plaisir qu'il n'y a pas grand monde sur place. Il faut dire que la météo est partagée entre pluie et soleil, et que ça n'encourage pas vraiment à sortir.

Andréas : Bon, alors, qu'est-ce qu'on fait ?
Bill : Le château hanté !
Georg : Les barques infernales (j'invente !^^)
Gus : Le grand huit !
Tom : Le stand de tir !
Moi : Le petit train !
Tout le reste du groupe : ô_Ô... Le petit train ?!?
Moi : Bah quoi ? C'est bien le petit train !
Andréas : Mouais, sans commentaires... Bon, en tous cas, on n'est pas plus avancés, alors essayez de vous mettre d'accord ce coup-ci !

Les garçons se concertent, et au bout de plusieurs minutes, Andréas lance :

Andréas : Bon alors, je réitère ma question, qu'est-ce qu'on fait ?
Bill, Tom, Gus et Georg (souriant malicieusement): Les Montagnes Russes !
Moi (prise de panique): Quoi ? En premier ? Mais vous êtes malades !
Georg (riant) : Pas du tout, ça va nous mettre dans l'ambiance ! Et puis de toutes façons, t'as pas le choix !

Malgré mes protestations, les garçons m'entraînent jusqu'à la queue du manège. Je continue de râler pendant les 20 minutes d'attente, mais rien n'y fait, ils ne me laissent pas voie au chapitre. Ca y est, c'est notre tour. Bon, allons-y...

Moi : Andréas, si jamais c'était la dernière fois que je te parlais, sache que je t'aime beaucoup, et que je regrette de ne pas avoir pu te connaître un peu plus. Les mecs, si jamais c'était la dernière fois que je vous parlais, sachez que je vous déteste de m'avoir obligée à monter dans ce manège, et que j'espère bien que vous allez mourir aussi dans d'atroces souffrances !

Ils éclatent de rire, et moi aussi, malgré ma peur.
Le manège démarre, doucement d'abord. Oh Maman j'ai peur...

...

Ouf ! Ca y est, c'est fini. Bon, j'avoue que j'ai hurlé d'un bout à l'autre, et que j'ai par conséquent détruit les tympans de mon voisin, qui se trouvait être Andréas, mais ce n'était pas si terrible que ça... Personnellement, je crois que Tom est vachement plus vert que moi...


Gustav : Waouh ! Génial ! On la refait ?
Tom : Euh... Faites ce que vous voulez, mais je préfère vous attendre en bas...
Gustav : Tom ?!? T'es malade ? C'est la première fois de ma vie que je t'entends refuser un manège !
Bill (souriant) : Je crois que c'est précisément ça... Regarde, il est tout verdâtre... Notre Tomichou est malade !
Tom (difficilement) : Oh, ça va hein ! Vos gueules !

Nous rions. Nous allons donc nous acheter des barbes à papa, et nous asseoir sur un banc, près des jeux pour enfants.

Moi : Ouais !!! Des toboggans !
Andréas : Ca fait pitié...
Moi : je t'ai entendu !

Il rit, et finit par me rejoindre sur le toboggan. On s'éclate comme des petits fous, quand on entend :

Bill : Dites les gamins, ça a l'air marrant votre truc ! On peut se joindre à vous ?

Nous éclatons de rire, et passons une demie-heure à délirer comme des enfants de 7 ans dans les jeux, jusqu'à ce qu'un gardien nous regarde, l'air mécontent. Nous jugeons alors bon de changer d'attraction, et d'en choisir une disons... un peu plus de notre niveau ?

Andréas : Bon, et bien pour la énième fois de la journée, je vous le demande : Que fait-on ?
Bill : Le château hanté !
Georg et moi : Ah non !
Tout le groupe, y compris moi : Georg ?!? Qu'est-ce que tu viens de dire ?!?
Georg (gêné) : Oh, ça va hein ! Je déteste les châteaux hantés depuis que je suis tout petit, ça me fiche la trouille !
Bill : Mais ?!? D'habitude, t'es toujours le premier à réclamer pour faire le château hanté !
Georg ; Oui, bah j'ai menti, voilà !

Toute la troupe se retient de rire. Je tiens ma vengeance...

Moi : Bon et bah, tout à l'heure, tu m'as obligé à faire les Montagnes Russes, maintenant, tu fais le château hanté !
Georg : Mais, toi non plus t'aime pas ça !
Moi : M'en fous ! Tout le monde le fait, point barre !
Tom : Ok, mais on se sépare ! On se retrouve au bout !
Gustav : Mouais... N'en profite pas pour te sauver toi ...
Tom : Oh ça va ! J'ai pas peur des châteaux hantés, MOI !
Georg et moi: Tom, ta gueule !

Tout le monde entre donc dans ce fameux château hanté. Il n'y a aucun autre visiteur à part nous. Chacun choisit une galerie différente. J'avoue que je ne suis pas très rassurée...
Soudain, j'entends un cri à glacer le sang : c'est Georg. Il hurle comme un malade, et on entend :


Gustav : Mais tais-toi, c'est moi abruti ! Gustav ! Oh, ta gueule !

Les cris se taisent, et je reprends mon chemin, pas du tout calme. Des bruits bizarres retentissent de partout, les garçons crient parfois, et il règne ici une ambiance terrifiante. Logique dans un château hanté, me direz-vous. Oui, bah il n'empêche que je suis morte de trouille.
Soudain, une main de pose sur mon épaule, et une autre sur ma bouche. J'essaie de crier, en vain. Les deux mains m'entraînent à l'aveuglette dans un coin, là où personne ne peut nous voir. Au bout de quelques minutes de marche à peine, les mains me lâchent. Les autres garçons doivent déjà être sortis, car je n'entends plus rien. Je me retourne, et vois...


Moi : Putain Tom ! Mais tu m'as fait peur !
Tom : Je sais, j'ai vu !
Moi : Refais plus jamais ça, c'est clair ?!?
Tom :...
Moi : Bon, je peux savoir ce qui t'as donné envie de me foutre une trouille pareille ?!? Je te préviens t'as intérêt à avoir une bonne raison !
Tom : Si je t'ai amené ici c'est pour te parler. Tu crois peut-être que je n'ai pas remarqué que depuis mon arrivée ici, ou presque, tu m'ignores totalement...
Moi : N'importe quoi !
Tom : Me ment pas Ely, je suis peut-être con, mais pas aveugle ! Qu'est-ce que j'ai fait de mal ? Dis-moi !
Moi (m'énervant) : Qu'est-ce que t'as fait ? T'es con effectivement ! Mais t'as rien fait, c'est bien ça le problème !
Tom (surpris) : Euh... J'avoue que je suis plus là...
Moi : Tu joues avec Liz ! Tu sais qu'elle est en couple avec Loan, mais tu t'en fous ! Elle a beau se la jouer groupie, c'est ma meilleure amie, et je t'interdis de la toucher c'est clair ? De toutes façons tu t'en fous de ce que peut ressentir Loan ! Lui il l'aime mais toi tu t'en fiches éperdument ! Tu veux simplement te la faire, avoue-le !
Tom (s'énervant à son tour) : Mais ça va pas ou quoi ? Je ne suis pas le salaud que tout le monde imagine Ely ! Je ne vais pas y toucher à ta copine, et ce pour deux raisons. Primo, je sais pertinemment que Loan l'aime beaucoup, et je n'ai pas l'intention de briser leur couple, et deuzio, elle me plait pas du tout cette fille ! Je ne suis même pas attiré par elle !
Moi (calmée, mais toujours fulminante) : Mouais... Je préfère ça. De toutes façons, t'as plutôt pas intérêt à leur faire du mal à tous les deux c'est compris ?
Tom : Mais je viens de te dire que oui ! T'es mon amie et je te ferai pas ce coup foireux ! T'es jalouse ou quoi ?
Moi (m'étranglant) : QUOI ? Non, mais tu rêves mon pauvre ! Jalouse ? Moi ? Et pourquoi ?
Tom (souriant à présent) : J'en sais rien, mais tu l'es !
Moi : N'importe quoi !
Tom : Si tu l'es !
Moi : Non !
Tom : Si !
Moi : Non !
Tom : Si !

Au fur et à mesure, il s'est approché de moi et je sens maintenant son corps contre le mien. Je me tais, et le regarde. Il me fixe, son sourire ayant disparu. Il approche tout doucement son visage du mien quand...

Bill (de l'extérieur) : Bon ! Tom et Ely ! Vous arrivez ou quoi ? Il va pas falloir venir vous rechercher quand même !

Nous sursautons tous les deux et nous séparons brusquement l'un de l'autre. Mon c½ur bat encore à 2000 à l'heure.

Tom (d'un ton détaché) : J'arrive !

Il reprend un air naturel, comme si il ne s'était jamais rien passé, et fait demi-tour. Il prend un autre chemin pour sortir. Je reprends difficilement mon souffle, remet mes idées en place, et sors à mon tour.

Andréas : Et ben c'est pas trop tôt ! On a cru que vous vous étiez évanouis de terreur tous les deux ! Même Georg est sorti avant vous !
Tom : J'ai rencontré une jolie monstre, alors, je me suis attardée 5 minutes.
Moi (haletant encore) : Me suis paumée.

Il est d'un naturel alarmant, et je suis encore toute retournée, mais le groupe semble ne rien remarquer.
Nous rentrons, et je suis la seule à me taire. Je ne décroche pas un mot de la soirée, mais quand Andréas voit mon regard, il renonce à venir me parler. La soirée se finit dans la bonne humeur, du moins pour le groupe. Il n'est pas très tard quand nous avons fini de manger, mais je prétexte une grosse fatigue et les laisse à 5 devant la télé. Encore une fois, j'entends un bout de la conversation :


Andréas : Tom, qu'est-ce qui se passe avec Ely ?
Tom : Mais rien !
Andréas : Arrête, tu vois bien qu'elle n'est pas en forme ! Qu'est-ce qu'il y a eu dans le château hanté ?
Tom : Mais rien je te dis ! Elle est fatiguée c'est tout ! Arrête de me rejeter tout le temps la faute de sa mauvaise humeur c'est clair ?

Silence. Ah bon, il le prend comme ça... Ca n'a aucune importance pour lui, ce qui a manqué de se passer tout à l'heure... A moins que ça ne soit qu'un jeu ? Je ne savais pas comment réagir, mais je vois que la voie m'est toutes tracée : Me taire, et faire comme s'il ne s'était jamais rien passé. D'ailleurs, il ne s'est rien passé de bien important, il a raison de réagir comme ça, c'était un accident, ou un jeu, rien de plus.

Je me change sans plus penser à cet événement, et épuisée, m'endors.


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Hello !

Un peu de suspens (^^) dans ce chapitre ! Alors, qu'en pensez-vous ? Perso, j'étais inspirée pour ce chap, je me suis éclatée en l'écrivant, et je le trouve pas mal !
Donnez-moi votre avis ! Je compte sur vous pour faire péter le compteur sinon... Pas de suite ! Ca serait dommage, elle est déjà écrite... Elle n'attend plus que vos com's !

Bizouxxxx, @+ !

PS : Une petite note pour ma fic, ...

# Posté le mercredi 12 mars 2008 10:13

Chapitre 17

Chapitre 17
5 jours ont passé. Aujourd'hui, c'est le grand jour. Les garçons repartent en Allemagne ce soir. Je stresse un peu, j'avoue. Il n'y a pas vraiment de différence avec mon départ à moi, tout le monde va se regrouper, et chacun va profiter de sa dernière journée avec les autres. Sauf que là, ça ressemble plus à un Adieu. Je suis morte de trouille à l'idée de ne jamais les revoir. On n'a pas encore vraiment abordé le sujet entre nous, et je crois que chacun a peur de ce qu'il va dire en fait. Mais bon, ce n'est pas le moment de penser à ça maintenant...

Je baille, m'étire, et sort de mon lit à contrecoeur. Je me dirige vers la salle de bains, et m'observe dans le miroir. Malgré la résolution que j'ai prise quelques secondes plus tôt, la mélancolie m'envahit à nouveau, et je repense avec tristesse à tous les bons moments que nous avons passés en deux semaines. Même si le début a été un peu difficile, depuis ce fameux épisode du château hanté, tout va bien entre nous six, Liz et Loan ne viennent plus à la maison, même si Liz essaye souvent de s'incruster. Loan a déjà eu une discussion avec elle, mais elle ne veut rien entendre, alors, je crois que ça va bientôt être mon tour... Elle devient folle, et je ne veux pas d'une meilleure amie comme ça. Bref, tout s'est bien passé depuis, et il ne reste aucune tension entre Tom et moi. Nous sommes redevenus les amis que nous étions en Allemagne.

Je n'ai cessé de me rapprocher de chaque membre du groupe. Andréas est devenu comme un frère pour moi. J'adore les vannes pourries de Tom et de Gus, et j'aime discuter avec Bill. Quant à Georg, il est très protecteur avec moi, et j'avoue que j'adore ça.
Ils se complètent vraiment tous les quatre, et je pense que ça les a bien aidés lors de la formation du groupe...


Andréas : Ely ! Tu viens ?
Moi : J'arrive tout de suite !

Je me dépêche de m'habiller, en enfilant une jupe blanche et un haut rouge. Mes habituelles ballerines, une queue de cheval, et je descends.
Les garçons m'attendent au salon. Je ne déjeune pas. Pas faim aujourd'hui. J'ai la gorge serrée, sèche, et je serais incapable d'avaler quoi que ce soit.


Gustav : Bon, je sais pas vous, mais moi j'ai l'intention de profiter de ma dernière journée en France !
Bill : Je suis d'accord ! Qu'est-ce qu'on fait ?
Andréas : Pour pas changer, j'en sais rien !
Tom : Ely, il n'y a pas un parc dans le coin ?

Je constate que chacun retarde le moment de la discussion. Ou alors, ils se fichent de repartir. Je décide une bonne fois pour toutes de ranger mes idées sombres, et d'adopter la même attitude que Gus. Je veux profiter de ma dernière journée...

Moi : Tom, je sais que j'habite un coin totalement pourri, paumé, ou tout ce que tu veux, mais oui, on a quand même un petit parc ici ! Pourquoi ?
Tom : Bah, on pourrait y aller, non ? Ca nous rappellerait l'après-midi au parc, il y a quelques mois, sauf que là, il fait super beau !
Georg : J'ai rien contre !
Gustav : Idem !
Bill et moi : Ok !
Tom (tout content) : Let's go !

Point de vue omniscient

Les six jeunes se dirigent alors vers le parc, et s'allongent dans l'herbe, comme la dernière fois. Le temps est doux pour un mois d'avril, une légère brise leur souffle au visage, mais il ne fait pas froid. Le silence règne pendant quelques minutes, jusqu'à ce que Bill déclare :

Bill : Dites les gars, enfin, les gars et Ely, je vais peut-être sembler très gamin à faire ça, mais tant pis, je le fais. Jurez-moi qu'on se reverra, tous ensemble. En France ou en Allemagne, ou même ailleurs, on s'en fout, mais jurez-moi qu'on se reverra.
Andréas : Bill, je crois que tu viens d'exprimer la pensée de tout le monde à haute voix...
Bill : Ouais... Il paraît que c'est mon domaine, la voix...

Le groupe garde le silence quelques minutes de plus. Chacun semble réfléchir à ce qui vient de s'échanger en quelques mots, si peu, et tellement à la fois...

Tom : Je te le jure Bill.
Ely : Moi aussi, je le jure.
Gus, Andréas, et Georg : Je le jure.

Bill : J'ai l'impression de retomber en enfance...
Tom : Peut-être que c'est un peu ça...

Le silence retombe à nouveau. Les gens passant par là auraient eu l'impression qu'ils n'avaient rien à se dire, alors qu'en fait, ils se disaient tout, avec ce silence... Il n'était pas lourd, ni pesant. Il était là, et personne ne souhaitait le chasser.

Ellipse de plusieurs heures

Point de vue de Tom

Ca y est, c'est l'heure. Nous devons partir. Nous sommes regroupés sur le parking. Les autres correspondants sont repartis il y a une heure environ, mais comme nous sommes venus en van, nous repartons en van, et Andréas vient avec nous. Nous avons fait nos valises hier soir. Andréas est déjà très triste. Il passe son temps à câliner Ely. Bill est un peu absent, et Georg eu Gus profitent comme ils le peuvent. Je ne sais pas trop dans quel état je suis. De toutes façons, je ne comprends plus rien à mes sentiments ces derniers temps. Depuis le parc d'attraction en fait. J'ai décidé d'ignorer ce que j'avais fait, ou plutôt failli faire. J'ai considéré ça comme un bête et simple accident. Ely est une amie, rien de plus. Je n'ai parlé à personne de cet... incident, même pas à Bill. Je n'ose pas. Le connaissant, il m'aurait encore fait la morale : « Et de toutes façons tu ne penses qu'au sexe... Ely est une amie, et toi tu gâches tout... et patati... et patata ... ». Sauf que là ce n'était pas une simple pulsion de mec, j'en suis sûr. Je m'en suis aperçu au moment même où je l'ai fait. Résultat, je suis complètement paumé, et je déteste ça. Alors, je préfère ignorer tous ces putains de sentiments qui se bousculent dans ma tête, tous ces rêves bizarres que je fais...

Bill : Houhou !!! Tom ! T'es avec nous ?
Tom : Hein ? Quoi ? Euh... oui, oui...Tu disais ?
Bill : Saki vient de nous dire qu'on devait y aller.
Tom : Déjà ?

Personne ne me répond. Oui, déjà. Deux semaines à peine. Et je suis mort de peur. J'ai peur de ne plus la revoir, j'ai peur de me rendre compte de certaines choses trop tard, j'ai peur du temps qui va passer, et qui va effacer tous ces bons moments, j'ai peur de la perdre, tout simplement.

Ely : Les garçons, je voudrais vous remercier d'être venus, vous n'étiez pas obligés et...
Georg (la coupant) : Et si on l'a fait, c'est parce qu'on t'appréciait Ely. Maintenant, on t'adore.
Ely (les larmes aux yeux) : Je... Merci... je...
Gustav : t'es pas obligée de parler tu sais.
Ely (s'énervant) : Si, j'ai plein de choses à vous dire, mais je ne trouve pas mes mots... merci les mecs, merci vraiment. Merci pour tous ces supers moments passés, merci de m'avoir fait découvrir une autre façon de vivre, merci de m'avoir montré que les rocks-stars ne sont pas toujours des prétentieux imbus de leur personne, merci d'être vous, et de m'en avoir fait profité, voilà !
Bill : Merci à toi ma Lily...Tu m'as fait découvrir l'amitié avec une fille, et je ne connaissais pas...
Ely (une larme roulant sur sa joue) : Et vous alors ! Vous ne vous rendez pas compte de tout ce que vous m'avez offert, en un mois seulement, de tout ce que j'ai découvert, grâce à vous ! J'ai pu rencontrer l'un de mes groupes de musique préférés, certes, mais j'ai avant tout fait la rencontre de cinq personnes formidables.
Georg, tu es le grand frère que je n'ai jamais eu, tu es toujours là pour moi, pour me protéger, m'entourer... Gustav, tu es mon petit nounours à moi, un peu bougon parfois, mais trop mignon... Tu sais toujours me rendre le sourire avec tes blagues nullissimes. Bill, j'adore discuter avec toi, que ça soit de musique ou autre. Tu as un avis sur tout, c'est génial. Qui plus est, tu sais toujours me donner les bons conseils, ceux qui me font avancer. Tom...

J'ai peur là. Peur de ce qu'elle va dire. Je l'adore cette fille. Non, je l'aime. J'en sais rien. Je suis perdu, mais j'ai peur. Je ne veux pas entendre les mots qu'elle va prononcer, et en même temps, j'en meurs d'envie.

Ely (poursuivant) : Tom, on en vécu des fous rires, en seulement un mois. J'ai commencé par t'engueuler, la première fois. J'ai pas arrêté de te faire la morale, de toujours te rejeter la faute... Mais t'as toujours été là pour moi. Je ris toujours à tes blagues, tu sais me faire pleurer, de rire ou pas...Au fil de toutes ces embrouilles entre nous, tu es devenu un véritable ami, celui qui aide à grandir... Merci man (elle sourit), je t'adore.

Je ne suis plus perdu là, je me noie carrément ! Ce qu'elle vient de dire est tellement sincère, et pourtant rempli de mystères j'ai l'impression. Bordel ce que j'ai peur...Mon estomac est noué, mon ventre se tord, et mon c½ur fait des bonds dans ma poitrine. Je ne savais pas qu'on pouvait bouger autant, en restant toujours à la même place...

Ely : Et Andréas ... Que dire de plus ? T'es un frère pour moi. Tu as été là, du début à la fin et...

Les larmes coulent sur ses joues, et elle tente en vain de reprendre.

Andréas (les larmes aux yeux) : C'est pas la fin ma puce, je te le promets.
Ely : Ca, personne ne le sait... Personne ici ne peut prévoir le futur, ne peut savoir ce qui va se passer... Mais oui, j'espère de tout c½ur que ce n'est pas encore la fin... pas tout de suite... Je veux vous connaître encore un peu... Andréas, les garçons, je vous adore, et vous allez me manquer.

Moment de tristesse...Jamais je n'aurais imaginé me lier d'amitié avec le corres' de mon meilleur pote, jamais je n'aurais pensé me lier d'amitié avec une fille, jamais je n'aurais pensé être aussi triste en la quittant...
Gustav la serre dans ses bras, et lui murmure quelques paroles à l'oreille. Je ne sais pas ce qu'ils se disent. C'est leur moment, et ils en profitent. Ely pleure, mais tente de refouler ses larmes. Elle reste droite, digne. Je l'admire pour ça. Moi, je n'ai qu'une envie, c'est de me mettre à pleurer à chaudes larmes comme un gamin, puis d'aller me faire consoler par ma mère. Lorsque Bill, Georg et Gustav sont déjà montés dans le van, et que vient, logiquement, mon tour d'aller la serrer dans mes bras, peut-être la dernière fois, je retiens difficilement mes larmes. Un mec qui pleure, rare. Mais possible quand même. Même si je n'avais pas pensé que ça m'arriverait à moi... Je m'approche doucement d'elle, et la contemple une dernière fois.


Ely : Tu vas me manquer, énormément Tom... Tu reviendras vite me voir hein ? je vais pas pouvoir me passer bien longtemps de tes blagues pourries...

Je n'ai même pas le courage de répliquer. Je la serre dans mes bras, le plus fort que je peux, et j'essaie de faire passer dans cet au revoir tout ce que je pense. Je veux lui dire à quel point je tiens à elle, mais les mots ne parviennent pas à sortir de ma bouche. Je me contente de lui murmurer à l'oreille :

Moi : je reviendrai vite, c'est promis... Tu vas me manquer ma Lily...

Elle se détache de mes bras, me sourit. Je la regarde une dernière fois, et monte à mon tour dans le van. Je reste silencieux, tout comme les trois autres. Bill m'observe, je le sens. Je me retourne vers lui. Il me serre la main une fois, fort.

Bill (souriant) : Je me disais aussi...
Moi : Quoi ?
Bill : Ca, tu verras toi-même... Quand il le faudra...

Je ne comprends rien à ce qu'il me raconte, mais je n'ai pas le temps d'y réfléchir, car Andréas arrive. Ses larmes ont séchées, mais il a l'air plutôt mal en point.

Andréas : Les mecs, avec ou sans vous, j'irais la revoir.
Georg : et ça sera avec nous, ne t'en fais pas... L'anniv' des jumeaux est dans quelques mois, celui de Gustav suit, puis le tien... Et puis, on pourra peut-être se voir cet été...
Saki (de l'avant) : On peut y aller les gars ?
Bill : Oui saki, c'est bon je crois...
Moi (reprenant mes esprits) : Non ! Pas tout de suite ! J'ai failli oublier !
Bill : Oublier quoi ?
Tom : Saki arrête-toi ! Je reviens !
Gustav : Hey ! Mais où tu vas ? Qu'est-ce que tu fais ? Tom ?

Et je saute du van, qui avait à peine démarré. En descendant, je ne vois qu'Ely. Elle est toujours sur le parking, et contemplait la voiture s'éloigner. Là, elle me regard étonnée. Je cours vers elle, et l'emmène un peu loin du van.

Ely (étonnée) : Tom ?!? Qu'est-ce qui se passe ? T'as oublié quelque chose à la maison ?
Moi : Non, c'est pas ça... Ely, je voulais te donner ça.

Je lui tends un petit paquet, un peu abîmé, à cause du voyage dans le fond de ma poche. J'étais tellement triste que j'ai failli oublier de lui donner ce que je lui avais acheté, un jour où j'étais allé me promener tout seul, justement pour réfléchir à la raison pour laquelle elle ne m'adressait plus la parole. Elle ouvre.

Ely (stupéfaite) : Tom ?!? Mais qu'est-ce-que...
Moi (la coupant) : Pour toi. Je l'ai vu dans une vitrine, et j'ai tout de suite voulu te l'offrir.

C'est une petite chaîne en argent. Au bout, il y a une petite guitare, avec son prénom, que j'ai fait graver dessus.

Ely : Merci beaucoup Tom, mais il ne fallait pas...
Moi (la coupant à nouveau) : En signe de notre amitié. Pour te dire que je ne t'oublierai jamais.

J'ai du mal à aligner deux mots. Elle a l'air surprise, mais heureuse. Si elle est heureuse, alors, moi aussi. Je le sens maintenant, je le comprends ce sentiment. Ou presque. Je sais pourquoi j'ai toujours envie d'être près d'elle, je sais pourquoi à mes yeux elle surpasse toutes les autres, je sais pourquoi ça a été dur de nous entendre. Je sais. Et j'en suis heureux. C'est un sentiment nouveau pour moi, mais j'aime le ressentir au creux de mon ventre.

Ely (me serrant dans ses bras) : Merci Tom. Je sais pas quoi dire je... Merci.

Georg (la tête sortant du van) : Tom ! Il faut y aller !

Moi (me dégageant) : Je dois y aller.
Ely : A bientôt.

Je me sépare doucement d'elle. Ma main dans la sienne ne veut pas bouger. Je voudrais rester là, pour toujours. A regret, ma main quitte la sienne, et je fais demi-tour.

Point de vue d'Ely

Je ne veux pas qu'il parte...C'est beau ce cadeau. Ca signifie tellement de choses...Je refuse de me laisser envahie encore une fois par mes sentiments. Je suis perdue, mais je m'efforce de garder le sourire. Mais au fond de moi, j'ai mal... Je ne sais pas ce que je ressens, mais je ne veux pas qu'il parte si loin... Ni lui, ni les autres.

Je laisse mes pensées vagabonder, mais il fait soudain demi-tour. Il revient vers moi. Je n'ai pas le temps de me demander ce qu'il fait. Ses lèvres se posent contre les miennes, à la fois doucement, et férocement. Au début, je laisse mes yeux grands ouverts, stupéfaite. Je fais quoi, moi, maintenant ? Tom Kaulitz, une star, mon ami, est en train de m'embrasser ! Et je sens de la tendresse dans ce baiser, peut-être même plus que ça... Ou alors, je suis encore une fois partie dans mes rêves, et il me considère vraiment comme une conquête. Tant pis. Je profite de l'instant présent. J'en avais envie de ce baiser, alors profitons-en. Je ferme les yeux, et il intensifie le baiser, doucement, tendrement.
Je ne saurais dire s'il a duré une minute, une heure, ou une année. Lorsqu'il rompt le baiser, j'ai l'impression que le monde s'effondre autour de moi.


Tom : Euh... Je...Désolé... Je....Accident, je.... Pardon Ely.

Il fuit, encore. Il m'abandonne à mon triste sort, il me laisse seule, sans aucune explication. Il court vers le van. Saki démarre, et ils s'on vont. Loin de moi. Ce baiser... Il voulait dire quoi ? Je sombre. Je prends la route du retour, seule, triste, étonnée, pensive, morte à l'extérieur, mais bouillonnante à l'intérieur.

Point de vue de Tom

Je rentre dans le van, ignorant les regards des autres.

Moi : Saki ! C'est bon, on peut y aller !
Bill : Tom...
Moi : Pas tout de suite.

Il semble comprendre, et lance un regard entendu aux autres. Ils me regardent, et se taisent. Je les ignore superbement. Je colle mon front contre la vitre, pour réfléchir. J'en avais envie de ce baiser. Ce n'était pas un baiser d'adieu. Ce n'était pas de l'amitié, je le sais. Je retourne le problème dans tous les sens, sans y trouver de solution. Je n'ai plus le choix. Je laisse couler.

Moi (sans me retourner) : Je l'ai embrassé.
Tous, sauf Bill : QUOI ?

_______________________________________________________________________________________

Bon, je coupe là, parce que je trouve que ce chap est déjà super long, alors, on va pas encore rajouter une discussion philosophique ^^. Je la mettrai plus tard...
Que pensez-vous de ce chap ? Trop long ? Pas assez ? Juste bien ? Dites-moi tout xdey" :) !
Voilà enfin un peu d'action ^___^ ! Qu'en pensez-vous ?
Je veux BEAUCOUP de com's pour la suite !!!

Zoubixxxx', bye !!!

PS : Et merci beaucoup à la demoiselle qui a eu le cran de critiquer cette fic, et de me donner son véritable avis !!
PS1 : Une tite note pour moi

# Posté le samedi 15 mars 2008 16:34

Modifié le samedi 15 mars 2008 16:48

Chapitre 18

Chapitre 18
« Moi (sans me retourner) : Je l'ai embrassé.
Tous, sauf Bill : QUOI ? »

Moi : Me forcez pas à répéter ...
Andréas : T'as embrassé...Ely ? Je veux dire, sur la bouche ?
Georg : Andréas, désolé de te le dire hein, mais parfois t'es vraiment trop con !
Andréas : Oui, bah ça va hein ! C'est le choc ! Bon alors, tu l'as VRAIMENT embrassé ?
Moi : Oui. Mais c'est pas grave, on oublie, j'aurais pas dû vous parler de ça...

Je baisse la tête, continuant de regarder par la vitre. Il pleut, comme si c'était pas suffisant.
Par la fenêtre, je vois le reflet des autres. Je les observe, et vois qu'ils échangent des regards, des sourires. Ils pouffent dans mon dos.


Moi (en me retournant) : Quoi ?
Les autres : ENFIN !
Moi (surpris) : Quoi ?
Bill : C'est pas trop tôt ! Je savais que t'étais long pour ce genre de trucs, et que tu t'y connaissais pas trop, mais mettre si longtemps à t'en apercevoir...

J'ai peur de comprendre.

Moi (méfiant) : A m'apercevoir de quoi ?
Bill : Que t'étais amoureux, andouille! De Lily !
Moi (m'étranglant) : QUOI ? Attend Bill, je sais que tu n'attends que ça, mais je suis pas amoureux ! C'est pas près d'arriver ! Et surtout pas d'Ely ! C'est pas possible ! Ely est une amie, rien de plus !
Bill : Laisse tomber p'tit frère, tu t'enfonces là. C'est pas nous que tu veux convaincre, c'est toi-même. C'est pas grave, ça viendra...

Il a raison ? Non, je refuse de me mettre un truc pareil dans le crâne. Si je l'ai embrassé, c'est parce que je la quittais, et que comme c'est une très bonne amie, elle me manquerait, c'est tout ! Rien d'amoureux là-dedans !

Andréas : Tom, ouhou !!! Arrête de rêver !!! Ton frère a raison...
Tom (désespérant) : Mais non... C'est pas possible ...
Bill : Tom, t'es mon frère, et mon jumeau qui plus est ! Je te connais mieux que je ne me connais ! J'ai bien vu qu'il y avait quelque chose « d'anormal » en ce moment dans ton petit crâne d'oiseau...

Je m'apprête à répliquer mais il poursuit sa théorie.

Bill : Tu es amoureux d'elle ! C'est comme ça ! Et c'est génial ! Ca faisait longtemps que j'attendais que ça t'arrive ! Tu fais des rêves bizarres, n'est-ce pas ? Tu penses toujours à elle, tu souris quand elle est avec nous, tu es heureux dès qu'elle t'adresse la parole... tu deviens romantique...Et laisse-moi deviner : Si tu es redescendu tout à l'heure, c'était pour lui faire un cadeau, je me trompe ?
Moi (ébahi par la différence d'intelligence entre moi et mon frère) : Euh, je...oui. Je l'ai acheté il y a une semaine et demi, mais après, il y a eu quelques...souçis entre nous alors, j'ai pas eu l'occasion de lui donner.
Bill : Je m'en doutais !
Moi : Mais Bill, comment tu fais pour savoir tout ça ? Si moi-même je sais plus où j'en suis, comment tu fais pour me cerner comme ça ?
Bill : Mais tu sais très bien où tu en es Tom ! Le problème, c'est que pour l'instant, tu refuses d'y croire ! Mais je me fais plus de souçis : maintenant, je suis sûr que ça viendra vite, et en plus, tu as choisi une fille super !
Gustav : Tom ?
Moi (dans mes pensées, et regardant mon frère, abasourdi) : Mmhhh ?
Gustav : C'étais quoi le cadeau ?
Georg : Gus, ça te regarde pas ! Regarde dans quel état il est notre petit Tomichou !!
Moi :...
Bill (riant) : Et en plus, toi qui avant nous aurait tué quand on t'affublait ce surnom, à chaque fois que tu penses à elle, ou que tu la regardes, ou n'importe quoi d'autre, tu ne réagis même plus !
Moi (me reprenant) : Qui m'a appelé « Tomichou » ?
Gustav : Laissons tomber...

Le silence règne quelques minutes, jusqu'à ce qu'Andréas lance :

Andréas : Je vais l'appeler. Tu veux pas nous donner de détails, je les aurais autrement !
Moi (me réveillant soudainement) : Andréas, si tu tiens, ne serait-ce qu'un tout petit peu, à ta petite vie, range-moi ce portable ! Tout de suite !
Andréas (malicieusement) : Même pas en rêve Tomichou ! Ca s'appelle la liberté d'expression !

Et il appelle. Oh mon Dieu, je veux mourir...Je suis déjà assez mal comme ça... et ils savent pas tout en plus...genre : la fin de cette...entrevue...

Andréas : Hello ma Lily !
Ely : ...
Andréas : Tu me manques déjà alors je t'appelle !
Ely ...

Quel hypocrite. « Tu me manques déjà, et patati, et patata... ». Grrr, je vais le tuer...

Andréas : Dis-moi ma Puce, tu m'as pas l'air bien...ça va pas ?
Ely : ...
Andréas : Me mens pas miss... C'est à cause de l'épisode avec Tom, c'est ça ?
Ely :...
Andréas : Il est pas bien non plus tu sais, alors, il a voulu en parler un peu avec nous...
Ely : ...
Andréas : il a dit QUOI ?
Ely : ...
Andréas : Il ne le pensait pas j'en suis sûr. Rien qu'à voir comment il est maintenant...

Mais va-y, rajoute des détails en plus ! Elle va me prendre pour un lâche après ça ! Si ce n'est pas déjà ce qu'elle pense...

Andréas : Mais ?!? Ely ?
Ely :...
Andréas : Euh...bon, d'accord, je...

Bip, bip, bip...

Andréas : Elle m'a raccroché au nez !

Qu'est-ce qu'il se passe ? Pas une emmerde de plus maintenant, par pitié !

Andréas : Tom, tu nous avais pas tout dit...
Moi (gêné) : Euh...C'est vrai que je vous ai pas raconté tous les détails, mais...
Andréas : Tom, pourquoi t'es allé lui dire que c'était un accident ?
Tom : Euh...
Bill : T'as fait ça ? Et ben mon vieux, t'es encore pire que ce que je pensais !
Tom : Oh ça va ... J'étais perdu, vous comprenez ? J'ai pas su quoi dire, alors...j'ai...improvisé !
Gustav : Ouais, ben si tu veux mon avis, t'aurais mieux fait d'improviser autre chose...
Moi (m'énervant) : Ouais et bah je le veux pas ton avis !
Andréas : Hey, calme-toi ! Elle t'en veux, je crois, mais t'en fais pas, ça va vite s'arranger...Je la connais, elle est rancunière, mais pas envers tout le monde...
Moi : Mais elle le sera envers moi !
Andréas : Je pense pas non...
Moi : Et pourquoi ça ? Elle va croire que je me fiche d'elle ! Déjà, dans le château hanté, et maintenant !
Tous : Dans le château hanté ?
Moi (mesurant brusquement l'ampleur de mes paroles) : Non, enfin, je disais ça comme ça, euh...
Georg : Bon, maintenant, tu vas TOUT nous raconter Tom, c'est compris ? Et la VERITE !!!

Je leur raconte donc tout, depuis son arrivée en Allemagne, ma super gaffe dès notre rencontre, les discussions et les rires juste avant que les groupies ne nous prennent d'assaut, ma peur immense quand je l'ai retrouvé par terre, inconsciente, et pleine de sang, ma honte de l'avoir laissé tomber, mon soulagement quand elle m'a dit qu'elle ne m'en voulait pas, nos ballades et nos fous rires, mon arrivée en France, nos engueulades, la joie qui m'avait envahi lorsque je m'étais rendu compte qu'elle était jalouse, notre « réconciliation » assez étrange, mes sentiments bizarres depuis un certain temps déjà...et le château hanté.

Gustav : Mouais...effectivement, pas terrible tout ça. Mais tellement mignon venant de toi !
Georg : Mais Gustav, tu vas arrêter de l'enfoncer ? T'as pas l'impression qu'il est déjà assez mal comme ça ?
Moi (abattu) : Laisse tomber Georg, il a raison. Oui, je suis amoureux d'Ely, et ça fait un certain temps que ça dure...Seulement, je ne voulais pas m'en apercevoir...Mais de toutes façons, il vaut mieux que je l'oublie, je ne lui fais que du mal depuis le début. Déjà avec les groupies... et puis, de toutes façons, elle ne voudra jamais d'un mec comme moi. Je suis un tombeur, un « one-night boy »... Elle me déteste, et c'est tout.
Bill : Stop, stop, stop ! Je crois que tu peux arrêter le mélodrame !
Andréas : C'est sûrement vrai, elle t'en veut. Mais si tu veux mon avis, elle n'est pas insensible à ton charme...
Moi (voyant une lueur d'espoir) : Tu crois ?
Andréas (souriant) : J'en suis sûr...
Moi (m'apercevant soudainement de ma connerie, encore une fois) : Non, c'est pas possible. Laisse tomber ça Andréas, tu veux ?
Andréas : Mouais...On arrête de parler de ça maintenant, et on attend qu'elle rappelle. Mais je t'interdis de déprimer dans ton coin !
Georg : Je suis d'accord ! Quand ça va pas, tu viens nous parler ! On est là, l'oublie pas !
Moi (esquissant un sourire) : Merci les gars, vous êtes vraiment géniaux...
Georg : Ca on le sait ! Pas besoin de nous le répéter !

Point de vue d'Ely

Une heure déjà que je suis allongée sur mon lit, toute seule. Je ne pleure plus. Je ne veux pas m'abattre sur mon sort. Je compatis d'avance pour les filles qu'IL aura dans son lit...et qu'il jettera après avoir tiré son coup. Il a essayé de me mettre dans son lit...et rien d'autre. Il n'a aucun sentiment pour moi. Je n'en reviens pas...Je pensais avoir compris la leçon, après max, mais je m'aperçois aujourd'hui que j'ai reproduit les mêmes erreurs.
J'aurais dû m'en douter de toutes façons...Une star. Qui a probablement plus pris la grosse tête que les trois autres. Comment aurait-il pu avoir une once de sentiments pour moi, une petite lycéenne de merde ? Il s'est foutu de moi, il a joué au macho, au grand protecteur, et tout ça pour me baiser, c'est tout. Mais après tout c'est de ma faute...J'aurais pas dû être aussi naïve...Je me suis laissée berner, une fois de plus.
Je ressasse mes idées noires sans relâche, peut-être que je finirais par me convaincre que c'est vrai ?


Vrrrr, vrrr, vrrr (hum, hum...dsl.)

Oh non...qui peut bien m'appeler maintenant ? J'hésite à répondre. Le numéro m'est inconnu, ou « caché ». Je ne veux pas tomber sur lui... Mais ?!? Qu'est-ce que tu racontes Ely ? Il s'est servi de toi, il ne va pas t'appeler ! C'est juste un salaud...Un lâche. Il ne te reverra jamais, ou alors, par hasard, et là, il t'ignorera complètement, ou alors il essaiera à nouveau de te sauter comme une sous-merde. T'as plus rien à perdre, et il n'y a aucun risque, alors décoche miss.

Je m'empare de mon portable, et décroche.


Moi (essayant d'adopter une voix calme) : Allô ?
??? : Hello ma Lily !
Moi : Ah Andréas ! Ca va ? Pourquoi tu m'appelles ?
Andréas : Tu me manques déjà alors je t'appelle !
Moi : Ah bon...

J'aurais cru qu'il aller me parler de ... Je veux même plus prononcer, ni même penser son nom. Encore une fois, je me suis fait avoir, et j'ai rêvé éveillée.

Andréas : Dis-moi ma Puce, tu m'as pas l'air bien...ça va pas ?

Pfff... Si, si, je pète la forme, ça ne se voit pas ?

Moi : Si, si ça va bien...

Andréas : Me mens pas miss... C'est à cause de l'épisode avec Tom, c'est ça ?
Moi : QUOI ? Il vous en a parlé en plus ? Non, mais il s'est vraiment fichu de moi ce connard !
Andréas : Il est pas bien non plus tu sais, alors, il a voulu en parler un peu avec nous...
Moi : Non mais je rêve ! Pas bien le petit Tom ? Mais pourtant il m'a dit lui-même que ça n'étais qu'un accident, un petit dérapage ! Alors je vois vraiment pas pourquoi il s'en fait !
Andréas : il a dit QUOI ?
Moi (énervée) : tu veux que je te dise ça en quelle langue Andréas ? la vérité, c'est que ton meilleur ami s'est foutu de ma gueule, et rien d'autre.
Andréas : Il ne le pensait pas j'en suis sûr. Rien qu'à voir comment il est maintenant...
Moi : oh, il ne le pensait pas ... Bon, Andréas, j'y vais. Je te laisse.
Andréas : Mais ?!? Ely ?
Moi : J'ai besoin d'être seule un peu ok ? Alors fous-moi la paix ! Je te rappellerai.
Andréas : Euh...bon, d'accord, je...

Je n'écoute pas la fin de sa phrase et raccroche. Je balance mon portable à travers la pièce. Il a osé leur en parler en plus... je n'en veux pas à Andréas, c'est son meilleur pote, il ne peut pas voir qu'il joue la comédie... Mais on m'a suffisamment utilisé pour le restant de mes jours. Je laisse tomber, j'arrête.
J'essaie de me vider l'esprit, de ne plus penser à rien et m'enfile deux calmants. Au bout de dix minutes à peine, la chachet fait son effet, et je m'endors comme une masse, exténuée.


______________________________________________________________________________________

Coucou tout le monde...

Je suis déçue : même pas 40 com's sur le chapitre précédent, alors qu'il est super long, et que apparemment vous l'avez apprécié....J'en veux 40 sur celui-là, sinon, plus de suite ! J'arrête ma fic, et puis c'est tout...

Sinon, j'ai eu du mal à écrire ce chapitre, je manquais d'inspiration ...Mais je trouve que le résultat final est pas trop mal ! Qu'en pensez-vous ?

Oubliez pas hein ?!? 40 com's !!!

Bizouxxx, bye !!

PS : une petite note pour ma fiction SVP ...
PS 1 : Comment préférez-vous les dialogues ? Comme dans le chapitre 1, ou plutôt dans le style :" moi (ébahi) : bla, bla, bla ....
Ely (souriant) : bla, bla, bla ..."

Dites-moi tout !!!

# Posté le mercredi 19 mars 2008 11:06

Modifié le mercredi 19 mars 2008 11:22

Chapitre 19

Chapitre 19
Point de vue d'Ely

Une semaine a passé. Les cours ont repris depuis lundi. Aujourd'hui, nous sommes samedi, et Loan et Liz sont à la maison, pendant que mon père travaille, comme d'habitude. Liz ne s'est pas calmée, et elle et Loan passent leur temps à s'engueuler. Je regarde la télé, totalement passive, comme tous les jours depuis samedi dernier. J'ai gardé contact avec les garçons, et Andréas, en bon Papa poule qu'il est, m'appelle tous les jours. Moi qui aie perdu l'habitude que quelqu'un s'occupe de moi, je suis servie avec lui ! Mais c'est un ange avec moi, il est toujours là pour m'écouter lui débiter mes petits problèmes pathétiques, même quand plusieurs centaines de kilomètres nous séparent. Les autres garçons aussi m'appellent souvent. J'ai décidé de faire comme si de rien n'était avec Tom. Ma colère est tombée, mais je lui en veux toujours. Je me sens trahie. Je lui parle de temps en temps, et me comporte avec lui comme avec une connaissance. Il a essayé une fois de s'expliquer, mais je l'ai envoyé balader, en lui disant que de toutes façons, je m'en foutais. Il n'a pas réitéré.

Liz (hurlant) : Mais merde Loan !! Pourquoi tu me fais encore une de tes stupides crises de jalousie puériles ?
Loan (hurlant lui aussi) : Mais parce que tu me parles ENCORE de ton « Tomichou » chéri !! Si encore, tu me parlais du « talent » de tout le groupe, passe encore, mais non ! Il faut que tu me rabaisses face à Tom ! « Et il est beau, plus que toi évidemment... Et je l'adore ce Tom, il est trop drôle ... » ... Tu ne peux pas te rappeler que c'est MOI, ton petit ami, et pas TOM ?

Le rouge me monte aux joues, encore une fois. J'éteins la télé et m'éclipse dans la cuisine. Je me sers un verre de jus d'orange, et tente de me sortir tout ça de l'esprit, mais il faut avouer que c'est dur avec nos deux « tourtereaux » qui s'engueulent à côté. J'ai essayé plus d'une fois de les calmer, mais rien n'y fait : Ils rejettent la faute sur moi, et je finis par me sentir coupable d'avoir brisé leur couple. J'ai essayé de parler à Liz, mais elle me pense de son côté, amoureuse d'Andréas, et au moins aussi dingue qu'elle. Elle ne veut rien entendre.

Liz : De toutes façons il vaut mieux que toi ! Tu veux que je te dise ? Je vais m'arranger pour aller le rejoindre, parce que tu sais quoi ? Lui au moins, il me mérite ! Toi et moi c'est fini, t'entends ? Terminé !

Une porte claque. Je me dirige vers le salon, et vois un Loan assis sur le canapé, la tête entre les mains.

Moi (mettant une main sur son épaule, compatissante) : Je suis désolée.
Loan : Tu n'as pas à l'être Lily. Elle a trop changé. Il n'y avait plus de sentiments entre nous, ça ne servait à rien de continuer à s'engueuler comme ça.
Moi : Je sais ... Je ne la reconnais plus. Cette fille n'est plus la meilleure amie que j'ai eue.
Loan : S'il te plait Ely, va la voir, va lui ouvrir les yeux...Je ne supporterais pas qu'elle reste comme ça, comme toutes ces autres : je ne veux pas qu'elle reste une groupie.
Moi (hésitante): Je ne sais pas si...
Loan : S'il te plait Ely. Fais le pour moi au moins. Et pour toi.
Moi (surprise) : Pour moi ?
Loan (un sourire se dessinant sur ses lèvres) : Tom est un type bien, j'en suis sûr.
Moi : Pourquoi tu dis ça ?
Loan : Je suis peut-être pas au courant de tout, mais je suis pas aveugle non plus Ely. J'ai bien vu qu'il s'était passé quelque chose entre vous deux. Et j'ai bien remarqué que tu n'étais pas insensible...
Moi (me refermant) : Ce type est un connard.
Loan (souriant) : Tu vois ? Je te l'avais dit !

Je le regarde et souris.

Moi : Tu me connais par c½ur hein ?
Loan : Et oui !
Moi : Mais il n'y a rien entre Tom et moi, et il n'y aura jamais rien.
Loan : C'est ce que tu crois...
Moi : Je vais aller voir Liz.
Loan : Merci. Et... Ely ?
Moi : Oui ?
Loan : Tu as raison d'avoir choisi Tom. Il vaut mieux que ce que tu ne penses...

Je prends un manteau et sors. La température a baissé depuis la semaine dernière. Il pleut depuis Samedi. Je réfléchis : Où peut-elle être allée ? Sûrement pas chez elle, sa mère ne la lâche pas d'une semelle. Je sais. Je fais demi-tour et me dirige vers le parc. CE parc. Le seul ici, et celui où j'ai tout vécu. Mon enfance, la mort de ma mère, mon amitié avec Liz, avec Loan, avec les garçons...Mes coups de blues, et aussi les plus beaux moments de ma vie. Elle aussi tient à ce parc. On y a vécu pas mal de choses ensemble, et elle m'avait raconté s'être rendue compte de ses sentiments pour Loan là-bas. Je ne mets pas longtemps pour y arriver. Effectivement, je la reconnais, de dos, assise en haut d'un toboggan, comme toujours. Je m'approche doucement, et m'aperçois qu'elle pleure.

Moi (hésitante) : Liz ?
Liz (relevant la tête) : Ely ? Qu'est-ce que tu fais là ? Va-t'en s'il te plait, j'ai besoin d'être un peu seule.
Moi : Sûrement pas, j'y suis, j'y reste.

Nous restons comme ça, elle la tête entre les mains, sanglotant en silence, et moi, debout, à côté d'elle.

Moi : Liz...
Liz : ...
Moi : Tu as changé.
Liz : Non.
Moi : ...
Liz : Ely...J'ai menti.
Moi : A propos de quoi ?
Liz : Je n'ai pas changé tu sais. Et je l'aime.
Moi (devinant de qui elle voulait parler) : Loan ?
Liz : Oui.
Moi : Mais alors, je te suis plus là ... Pourquoi tu fais ta groupie, pourquoi tu « gagatise » (^^) devant Tom, pourquoi tu t'occupes plus de Loan, pourquoi tu as rompu il y a 20 minutes ?
Liz : je voulais le rendre jaloux ! Je voulais qu'il s'occupe de moi, qu'il s'inquiète, qu'il fasse tout pour me récupérer ! Je voulais qu'il me montre qu'il m'aime.
Moi : Et au lieu de ça il n'a rien fait !
Liz (désespérée) : Non. Je sais que c'était très con, et si je pouvais remonter le temps, crois-moi je le ferai. Je m'en veux Ely, si tu savais comme je m'en veux...J'ai joué à la conne, tout ça pour briser mon couple ! Loan ne m'aime plus, il me déteste, et en plus, il déteste le groupe, en particulier Tom, alors qu'ils n'ont rien fait !
Moi (repensant à ma conversation avec Loan) : J'ai pas l'impression qu'il les déteste...
Liz (pleurant) : Si seulement je pouvais me racheter je le ferai. Je l'aime Ely, je l'aime énormément. Je ne voulais pas qu'il me laisse, et même si je l'ai mérité, même si je lui ai fait énormément de mal, je l'aime. Mais il me déteste.
Moi : Je crois pas qu'il te déteste Liz... Va lui parler et laisse-lui le temps de s'en remettre...Qui sait ? Peut-être qu'un jour vous serez de nouveau ensemble ?
Liz : Si seulement c'était possible...Qu'il me pardonne, et que tout redevienne comme avant...
??? : Ca peut s'arranger...
Liz et moi (nous retournant) : LOAN ?
Loan (souriant) : Oui, je crois bien que c'est moi...
Liz (s'approchant de lui) : Loan, je sais que tu m'en veux, tu dois me détester...Mais j'ai pas voulu tout ça, je t'aime...
Loan : Je me disais aussi que tu ne pouvais pas avoir changé autant...
Liz : Tu as entendu notre conversation ?
Loan : Dans son intégralité je pense. Liz, je fais peut-être une connerie en te disant ça mais tant pis : Je t'aime. Tu n'avais pas besoin de me rendre jaloux...Et quand tu as allumé Tom sous mes yeux, je n'ai eu qu'une seule envie c'était de le massacrer lentement...
Liz (une lueur d'espoir dans les yeux) : Alors...Ca veut dire que tu...
Loan (souriant): Que je te pardonnes oui.
Liz : je suis désolée du mal que je t'ai fait Loan. Je t'aime.
Loan : Je t'aime Liz G*******.

Et ils s'embrassent. Moi, toujours debout devant mon toboggan, je dois avoir l'air ridicule. Tant pis. Les larmes me montent aux yeux. Un vrai film à l'eau de rose ma parole, je me croirait presque au cinéma ! Quoique, non, c'est mieux en vrai.
Je décide de les laisser à leurs retrouvailles, et reprends seule le chemin. En route, je repense à tout ce que j'ai vécu en seulement deux mois et demi. Des beaux moments certes, mais aussi quelques heures horribles...Je me rends compte de la chance que j'ai de connaître un des groupes les plus adulés du moment, et de connaître Andréas, qui est un mec formidable. Je souris en repensant à tout ce qu'on a vécu ensemble.

Mon portable vibre dans ma poche. Liz.


Moi : Allô ?
Liz : Hey ma Lily, t'es rentrée ?
Moi : Pas encore, mais j'arrive chez moi.
Liz : Merci ma Lily.
Moi : Pourquoi ?
Liz : C'est grâce à toi, si Loan et moi sommes encore ensemble aujourd'hui.
Moi : Ne dis pas n'importe quoi miss...C'est toi qui a parlé, pas moi.
Liz : Mouais...Je suis pas convaincue mais bon. On va se balader là, je sais, il pleut, mais on en a besoin...Tu veux venir avec nous ?
Moi : Certainement pas ! C'est pas mon truc de tenir la chandelle ! Nan, blague à part, je vous laisse vous retrouver tous les deux.
Liz : T'es sûre ?
Moi : Mais oui, certaine ! Allez, profitez-en bien les amoureux, et je compte sur vous : Pas de bêtises hein !
Liz (riant) : T'inquiètes ma Lily ! Bisous, à plus tard !!!

Je raccroche, et rentre chez moi, souriante, heureuse. Heureuse ?!? Ca reste à voir...

_______________________________________________________________________________________

Coucou les filles !!!

Comment ça va aujourd'hui ? Vous voyez que vous savez mettre 40 com's !! Ca a été laborieux, mais vous avez réussi !! Merci beaucoup, c'est toujours encourageant, et ça donne envie d'écrire !!

Par contre, désolée pour ce chapitre d'une nullité absolue, mais il fallait bien un chapitre de transition avant qu'elle ne les revoie....Je vous promets qu'elle les revoie vite, et que l'action revient, soit dans le chap suivant, soit dans celui d'après !

Je vous demande que 30 com's, vu la médiocrité de ce chapitre.

Bizouxxxxx et merci pour tous vos com's !!!
Bye !!!

PS : 5 minutes de votre temps pour me donner une note et votre avis sur ma fic ...

PS1 :Une tite demoiselle qui aimerait avoir plus de lecteurs(lectrices) m'a demandé de lui faire un peu de pub ... allez voir sa fic svp, c'est là !

=> Résumé :
C'est l'histoire de quatres jeunes francaises qui partent habiter en Allemagne à Halle
Lors d'un concert donner par TOKIO HOTEL, elles font une magnifique rencontre qui changera leur vie à jamais ...

# Posté le dimanche 23 mars 2008 11:23

Modifié le lundi 24 mars 2008 06:34

Chapitre 20

Chapitre 20
Quatre mois ont passé. Quatre mois de routine, de vie banale, calme et tranquille. Ma vie d'avant ce put*** d'échange quoi. La seule différence avec « avant », c'est que maintenant, j'ai un super pote qui m'appelle tout le temps, et que j'adore, maintenant, j'ai la chance de connaître 4 garçons « dans le vent », comme on dit, mais que j'ai déjà réussi à m'engueuler avec l'un d'eux, maintenant, mes deux meilleurs amis parlent de mariage devant moi, ce qui a le dont de me rendre dingue (non mais ils ont 17 ans m**** !), et maintenant, j'ai plus souvent la déprime que la joie de vivre que j'avais avant. Mais sinon, rien de si différent ...
Je n'ai pas revu, ni Andréas, ni les garçons depuis leur départ en avril. Ils avaient quelques concerts en France, mais trop loin de mon coin paumé ... Ils me manquent, tous. Leurs rires, leurs blagues pourries, leur présence ... Je ne me suis jamais sentie aussi seule que depuis qu'ils sont repartis pour l'Allemagne. Pourtant, je n'ai fait que retrouver ma vie antérieure...

Aujourd'hui, mon père travaille, comme d'habitude, et je suis seule à la maison, comme d'habitude. Je vais en profiter...
Je me lève, et me dirige vers la salle de bains. Je fais couler un bon bain dans la baignoire, et vide la bouteille de bain moussant. Quitte à être toute seule, autant que ça soit agréable ...
Je me glisse doucement dans l'eau brûlante. Je m'allonge dans l'eau, et réfléchis. Mes petits moments philosophiques se font de plus en plus fréquents en ce moment. Que ça soit dans mon lit, au parc, ou dans mon bain, je passe le plus clair de mon temps à penser. A quoi ? J'en sais trop rien. A tout à la fois je suppose. Je me pose une quantité industrielle de questions « existentielles », qui ne trouvent jamais de réponses. Je repense à ma mère, à la vie qu'on avait à trois, avec mon père. Du temps où il était encore présent pour nous.

Vrrrr, vrrr, vrrr !

Bordel, mais pourquoi est-ce qu'il faut toujours qu'on m'appelle dans des moments pareils ? Je regarde sur l'écran de mon portable, pour connaître l'identité de celui ou celle qui a eu l'audace de me déranger pendant mon bain. Pour ne pas changer, ç'est Andréas. Bon, comme je l'aime beaucoup, il se pourrait que je le gracie finalement. Je décroche.


Point de vue d'Andréas

Bon, j'hésite là. Bill m'a demandé d'appeler Ely, car il sait qu'elle n'acceptera que si c'est moi qui le lui demande. Ca fait quatre mois qu'on ne s'est pas vu, et elle me manque énormément. D'ailleurs, elle manque à tout le groupe. Ca nous a changé de fréquenter, connaître, et apprécier une fille. D'habitude, les seules qu'on voyait étaient les conquêtes de l'un ou de l'autre, et elles avaient en général le QI d'une poule (^^). De toutes façons, on ne les voyait guère plus de deux jours, puis elles disparaissaient mystérieusement. Depuis quelques temps, on ne voit plus toutes ces filles défiler à l'appart'. Il faut dire que Georg essaye d'arrêter ses frasques, et que Tom est tellement déprimé qu'il ne couche même plus. Très rare, pour Tom, je crois même que c'est la première fois que ça lui arrive. Mais avec Ely qui refuse de lui parler ... Je le comprends un peu. Et je la comprends aussi. Il s'est comporté en véritable mec avec elle, c'est-à-dire, comme le dernier des cons. Et avec ce qu'elle a vécu avec Max, c'était pas une très bonne idée. Pourtant, je suis certain qu'elle a des sentiments plus qu'amicaux pour lui. J'ai déjà essayé de la cuisiner, mais à chaque fois qu'on aborde le sujet « Tom », elle me raccroche au nez. Pas toujours très agréable ...

Enfin bref. Je suis censée appeler Ely, pour l'inviter aux 19 ans des jumeaux. Mais je doute qu'elle acceptera après tout ce qui s'est passé entre elle et Tom. Elle a vraiment un sale caractère, et même si c'est pour ça qu'on l'apprécie autant, c'est pas toujours super sympa...Enfin, j'ai pas le choix de toutes façons. Soit je la convaincs de venir, soit Bill me tue. Tom n'est même pas au courant qu'on l'invite. J'imagine qu'il s'en doute, mais il refuse d'aborder le sujet depuis la fameuse discussion dans le van.

Je compose le numéro. Elle décroche au bout de cinq sonneries.


Ely : Allô ?
Moi : Salut ma Lily !! Je te dérange pas ?
Ely : Bah à vrai dire si, mais bon, va-y maintenant. Qu'est-ce qui se passe ?
Moi : Rien, rien mais euh...je voulais te dire ...
Ely : Tu voulais me dire quoi ?

Oula ... elle ne m'a pas l'air en grande forme ... Bon, il va falloir que j'agrémente un peu le sujet.

Moi : Euh ... Bon, voilà. Tu sais que l'anniv' des jumeaux n'est pas dans très longtemps ?
Ely : Dans 5 jours, oui je sais pourquoi ?
Moi : Et bien, ils font une petite fête entre potes à cette occasion et ... enfin, une grande fête, même et ...
Ely (agacée) : et ?
Moi : Et ils ... enfin ... on aimerait bien que tu viennes quoi. Voilà, c'est tout.
Ely : C'est tout ? Tu te fous de moi là ?
Moi : ben euh ... A vrai dire, non pas trop...
Ely : Ecoute Andréas, vous me manquez trop tous, et j'ai trop envie de vous voir, mais ...
Moi (la coupant) : Mais y'aura Tom, c'est ça le problème ?
Ely : Oui...
Moi (haussant un peu la voix) : Ecoute Ely, je sais qu'il t'a fait du mal, mais il ne cesse de jurer qu'il ne s'est pas servi de toi, et qu'il ne sait pas ce qu'il lui a pris. Toujours est-il que je suis sûr qu'il ne voulait pas te mettre dans son lit.
Ely : Mais...
Moi (m'énervant) : Mais il n'y a pas de Mais Ely ! Fais-le pour moi ! Pour Bill ! Pour Gus et Georg ! On meurt tous d'envie de te voir ici, et si tu n'es pas là, la fête n'aura pas lieu d'être ! Pense un peu à nous s'il te plait !
Ely (hésitante) : Euh, je ... D'accord, je viendrai. Mais je le fais pour Bill.
Moi (sautant de joie) : Yesssss ! Merci ma puce, je t'adore !
Ely : Mouais....Je viens quand ?
Moi : Un avion t'attendra après-demain, comme ça, tu arriveras plus vite, et tu nous aidera à préparer la salle !
Ely : Ah je vois ... Tout était prévu ! Bon, et en plus je dois aider ... Bref, je loge où ?
Moi : Chez moi, il n'y a aucun souci !
Ely : Ok ! Bon, je te laisse, je vais préparer mes valises !!!
Moi : D'accord ! Et Ely ?
Ely : Oui ?
Moi : tenue correcte exigée !
Ely : Quoi ? Tenue correcte, genre robe de soirée ?
Moi : A peu près ça ouais !
Ely : Grrr, mais je déteste ça !
Moi : Ca s'est pas mon problème miss !
Ely : Je vais te tuer Andréas !
Moi : Moi aussi je t'aime Lily !! A après-demain !!

Et je raccroche. On frappe violemment à ma porte.

Bill : Andréas !!! Je t'ai entendu parler ! Elle vient ?
Moi (tout content) : Oui ! J'ai réussi à la convaincre !
Bill (en s'éloignant dans le couloir) : Youhou !!!! La vie est belle !!!

J'éclate de rire, et me mets à faire une sorte de danse de la joie dans ma chambre.

Point de vue d'Ely

Bon....Yesssss je vais les revoir !!!!! Trop bien ! Mais je vais...LE revoir. Ca c'est moins bien. Je réfléchis quelques secondes. Et puis merde hein ! Andréas a raison. Faut oublier tout ça...Ok Ely, tu m'écoutes bien maintenant. Après tout, s'il n'y avait pas eu Max avant, je lui en aurais pas voulu autant. Donc, même si t'as du mal à oublier, même tu penses qu'il s'est servi de toi, tu fais comme si de rien n'était, ok ? Ne gâche pas la soirée de Bill. C'est sa soirée.
Je reprends mon portable.


Moi : Allô ?
Liz : Ely ? Qu'est-ce qui se passe ma Pitchoune ?
Moi : Je suis confrontée à un très, très gros problème. Une urgence même.
Liz (comprenant que je rigole) : Je vois. Agent Liz au rapport. Quel est le problème Capitaine Ely ?
Moi : j'ai un besoin capital de trouver une robe de soirée potable.
Liz : Compris, Capitaine. Temps restant avant l'explosion ?
Moi : Hmmm...Je dirais, grand maximum, une journée.
Liz : Question de vie ou de mort ?
Moi : Question de vie ou de mort.
Liz : Alors, il ne nous reste qu'une solution Capitaine.
Moi : Vous pensez à la même chose que moi Sergent ?
Liz : Je crois oui.
Moi : Alors ...
Liz : SHOPPING !!!!!
Moi : Dans une demie-heure devant chez moi compris ?
Liz (riant) : A vos ordres Capitaine !

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Coucou !

Alors, on peut dire que vous n'êtes pas très logiques comme lecteurs !
On vous demande 40 com's, et vous galérez, et quand je vous en demande 30, vous m'en mettez 54 en une journée ! Et elle est où la logique là-dedans ?
Un grand merci quand même à la miss (elle se reconnaitra !^^) qui m'a mis presque 30 com's à elle toute seule !! Merci beaucoup !

Pour ce chap, je vous demande 35 com's ! L'action revient dans le prochain chap !!!
Que pensez-vous de celui-ci ? J'attend votre avis !

Bizouxxx, bye !!

# Posté le lundi 24 mars 2008 10:54