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Chapitre 4

Ces deux semaines passèrent à une vitesse incroyable. Mon emploi du temps était surchargé, et consistait à manger, dormir, faire mes devoirs, et aller en cours [Croyez-moi ou non, ça prend un temps fou !!!^^]. J'avais préparé mes valises dès que la prof avait annoncé que j'étais « volontaire » pour cet échange pourri, et j'attendais donc patiemment Loan et Liz, qui étaient censés venir me voir une dernière fois avant mon départ, à savoir, demain matin. Ils avaient déjà 20 minutes de retard, et je commençais à m'exaspérer quand on frappa à ma porte de chambre.

Lukas (mon père) : Chérie, descend, tes amis sont là !

Je rangeai mon Ipod, et descendis. Je m'avançai vers eux et on se sauta dans les bras. Allez, remet-toi Ely, tu vas pas pleurer quand même, c'est que deux semaines .... Je m'efforçai de sourire.

Liz (les larmes aux yeux) : Tu vas me manquer ma Pitchoune...
Moi (ravalant mes larmes): Vous aussi vous allez me manquer ...
Loan (un peu moqueur) : Oh, les filles, on se revoit dans deux semaines ! C'est pas si long ! Lili, dis-toi que t'as de la chance, tu vas vivre un truc un peu plus passionnant que la vie de ce foutu bahut ...
Moi (découragée) : Passionnant ... C'est vite dit ! Si ça se trouve, je vais même pas pouvoir encadrer la fille avec qui je vais loger !
Loan : Mais si tu verras, ici, tout le monde t'adore, malgré ton sale caractère, alors, je vois pas pourquoi ça devrait en être autrement chez les Deutchs ...
Liz (agacée) : Arrête de les appeler comme ça Loan, tu sais très bien que j'aime pas ...

D'ordinaire, Loan aurait répondu un truc du genre « Bah casse-toi si t'aimes pas ce que je raconte ! » ou alors « Et alors, ça te dérange ? », mais là, il se contenta de virer au rouge tomate et de murmurer :

Loan : Oups, pardon Liz ...

Je les regardai, étonnée. Je savais qu'ils s'étaient forcément rapprochés depuis la rentrée, en tous cas, plus qu'avec moi, mais à ce point là, je pensais pas !
Il y a de la drague dans l'air si vous voulez mon avis ... Je ne sais pas si ça me dérangerait qu'ils soient un jour ensemble. Pas encore. J'aurais sans doute l'impression de les perdre un peu plus encore ... ressaisis-toi Ely, de un, ils sont pas (encore) ensemble, et de deux, ils sont venus te dire au revoir, alors arrête de dire des conneries !
Je retrouvai mon sourire et les serrai dans mes bras.


Moi : Même si c'est que deux semaines, même si ce que je vis là-bas est génial, ce qui m'étonnerait, même si je rencontre des gens formidables, vous resterez mes deux meilleurs amis, je vous le promets.

J'avais un poids au fond de moi ... Ce n'était pas à eux que je faisais une promesse, mais à moi-même. Pourquoi ? Trop de questions se bousculaient dans ma tête. On se sépara, et on comprit qu'il n'y avait plus besoin de mots ...
Seule Liz ajouta :


Liz : À bientôt ma Lili, on t'aime ...

Loan me sourit, prit Liz par la main, et ils partirent. Je remontai lentement dans ma chambre, en repensant à leurs deux mains l'une dans l'autre. Je souris. Après tout, je verrai bien, je peux rien y faire, alors, autant voir le côté positif des choses ...
Je mangeai rapidement, et montai me coucher.



« Salut à tous les auditeurs, il est 5 heures du mat', et nous commençons tout de suite la journée avec un morceau de Nevada Tan ... ».
Je me levai, en regrettant amèrement d'avoir foutu mon réveil en l'air. J'allai à la salle de bain, et m'observait dans la glace. Malgré mes cheveux en bataille, et mes yeux cernés, je ne me trouvais pas trop mal aujourd'hui. Etais-ce parce que des événements nouveaux m'attendaient ? Je décidai de me faire belle. Il fallait faire bonne impression sur la famille qui m'hébergera...
Je me douchai, me maquillai, entourant mes yeux d'un léger trait de crayon noir, et me mettant une petite touche de gloss parfumé, et m'habillai d'un jean slim noir, et d'un haut rayé blanc et noir à manches mi-longues. Je mis mes converses fétiches, et descendis.


Lukas : Déjà prête ma puce ? C'est pas plus mal, on arrivera plus vite au lieu de rendez-vous. C'est où déjà ?

Mon père, lui, se souciait peu que je parte. Ca lui faisait une bouche de moins à nourrir...

Moi (soupirant) : comme d'habitude Papa, sur le parking du lycée ... Mais t'en fais pas, je retrouverai le chemin toute seule...
Lukas : Mais il fait noir dehors !
Moi : A 7 heures aussi il fait noir papa... t'inquiètes, je me débrouillerai.

A vrai dire, je mentais un peu. Noir à 7 heures, en septembre, c'est peut-être un peu exagéré. Mais bon, je n'avais aucune envie de me retrouver avec lui pour mon départ. Je vois déjà ma réputation, avec Max et sa pouffiasse (j'avais décidé d'oublier comment elle s'appelait). Je sais, c'est con, et d'habitude, je me fiche de ce que pensent les autres, mais là ...

Lukas : Bon, ok alors ...je te laisse y aller. A bientôt ma puce !

Il me serra brièvement dans ses bras, me fit un bisou sur la joue, et retourna à son café et ses tartines.
Je jeta un dernier regard sur mon chez-moi, et sortis. C'est là qu'on se rend compte qu'on peut être plus attaché à un endroit qu'à une personne. J'aime beaucoup mon père, c'est vrai, mais depuis la mort de ma mère, il reste toujours seul dans son coin, et s'isole. Ca doit être dur pour lui, au moins autant que pour moi.
J'arrive sur le parking.
Les deux profs qui nous accompagnent règlent les derniers détails, font l'appel, et nous partons enfin. Je m'installe seule dans le bus. Pas loin se trouve Léna, seule elle aussi. J'ai vaguement pensé à m'asseoir avec elle, mais vu mon humeur, je n'avais pas envie de côtoyer une fille silencieuse, mystérieuse et maussade.
Je regarde le paysage en écoutant mon Ipod. Il y a de tout, mais essentiellement du rock : Linkin Park, Nevada tan, BB Brunes, Tokio Hotel, Green Day ...
Je finis par m'endormir.
4 heures plus tard, le bus s'arrête enfin. J'ai la tête dans le cul, super... je descend du bus, et manque de m'étaler sur le macadam. Ca commence bien ... je regarde autour de moi : la place sur laquelle nous sommes garés est très jolie, j'avoue. Des jeunes, avec ou sans leurs parents attendent de trouver l'élève qu'ils vont loger. Je rejoins les autres, les profs refont l'appel. Style qu'on a sauté du bus en marche ... Et oui, pas une seule « pause pipi » en 4 heures !
Peu à peu, les élèves partent à la rencontre de la famille qui leur est assignée.


Prof : Mlle L***** avec Mr D***** !

Quoi ? Monsieur ? J'avais pensé que c'était une fille, moi ! Maintenant, je me rend compte que rien n'était précisé ... Tant pis, c'est pas plus mal, j'ai moins de risque de tomber sur une « Miss pouf-pouf girl » !
Un garçon s'avance vers moi. Il est blond, grand, plutôt pas mal je dois dire. Il me sourit :


... (Dans un français très mauvais) : Salut, moi c'est Andréas !
Moi (en allemand) : Bonjour ! Je m'appelle Ely, mais mes amis m'appellent Lili.
Andréas (en allemand) : Ouf ! Tu parles Allemand ! Parce que vu mon niveau en français, on aurait eu du mal à communiquer sinon !
Je ris.
Andréas : Bon, tu viens ? Je t'emmène.
Moi : je te suis !

Nous nous dirigeons chez lui, à quelques centaines de mètres de là. Max et Léna sont déjà partis. Tant mieux !
Bon, il a l'air sympa ce type !
On verra ...


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Coucou ! Alors, que pensez-vous de ce chap ? j'ai pas l'impression d'avoir beaucoup de lecteurs ... mais bon, je vous comprend, ç'est pas passionnant ... pour l'instant !

Je voudrais 10 com's pour la suite SVP !!!
Biz, bye !
Chapitre 4

# Posté le mercredi 23 janvier 2008 15:05

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