(Retour en arrière)
Nous sommes dans le van. Bill vient de recevoir un appel d'Andréas, qui dit qu'Ely l'a cru quand il lui a annoncé qu'on ne pourrait pas être là ce soir. Il dit aussi qu'elle a reconnu l'écriture de Bill. J'ai crié. Encore une fois, j'ai été humilié, alors que je n'étais même pas au courant. J'ai peur. Ce soir, je vais jouer pour elle. Juste pour elle. Comme à chaque fois que je joue depuis maintenant 9 mois. Ou presque.
Moi : J'ai peur les gars, on n'aurait jamais dû venir !
Gustav : Tom, arrête un peu d'être égoïste ! Nous aussi on tient beaucoup à Lily, et on se doit d'être là pour son anniversaire.
Bill (rassurant) : Et puis, ça va bien se passer j'en suis sûr. Elle t'aime j'en suis persuadé. Reste à le lui faire comprendre...
Moi : Mais...si...si elle ne veut pas de moi ?
Georg : Mais elle voudra ! Elle est dingue de toi, ça se voit quand elle te regarde ! Tu crois qu'elle aurait réagi comme ça à toutes vos engueulades, si elle te considérait comme un simple pote ?
Moi (angoissé) : je...Je sais pas, je...
Gustav : Et tu l'aimes, ça crève les yeux. Alors fais ce qu'il faut pour qu'elle s'en rendre compte.
Je me tais. Facile à dire... Nous nous arrêtons devant la maison de Loan. Ca y est. Nous sommes arrivés. Ce soir, je joue ma dernière carte. Et je ne veux pas la gâcher comme les autres.
(...)
Nous sommes sur scène, derrière les rideaux rouges. On se croirait revenus à nos premiers concerts. Sauf que ce soir, personne, ou presque, ne sait que nous sommes là... J'entends Loan qui fait son petit discours. Le rideau se lève. Je crois que je n'ai jamais autant eu peur de ma vie. C'est parti. Ne gâche pas cette carte là Tom...
Je joue. De toutes mes forces. Pour elle. Les autres n'existent pas. Il n'y a qu'elle et moi dans la salle. Je la fixe. Des larmes coulent sur ses joues. Je n'ai qu'une envie, c'est d'aller les lui sécher, et de lui dire ce que j'ai sur le c½ur. Ca viendra. J'espère. Pas tout de suite. La chanson s'achève. Elle discute avec les autres.
Gustav lance la deuxième chanson. Georg et moi le suivons, et Bill chante à nouveau. Elle nous fixe. Sans ciller, durant toute la chanson. Comment aurai-je pu imaginer qu'un jour cette chanson aurait vraiment un sens pour moi ? Que je la jouerai pour une seule personne en particulier ? D'habitude, c'est au public que je pense. Du fond du c½ur, je les remercie d'être là, encore. Et je sais que les fans le ressentent. C'est de là que vient la magie de chaque final, lors de nos concerts. Et qui fait qu'on recommence, encore et encore. Mais là, je ne suis pas sûre qu'elle ressente ce que je veux lui dire. Que je l'aime. Plus que tout. Depuis le premier jour. Qu'avec elle mon premier objectif n'a pas été de la mettre dans mon lit. Que dès ma première gaffe j'ai su qu'elle changerait tout en moi. Mais que j'ai mis tellement de tant à l'accepter que j'ai tout fait de travers. Et enfin, qu'aujourd'hui, s'il n'est pas trop tard, je reviens la chercher. Une dernière fois.
La musique s'achève. J'ai joué sans réfléchir. Sans penser aux notes. J'ai joué avec mon c½ur.
Bill me lance un regard rassurant. Et je suis persuadé que, si je me retournais, Gustav aurait ce même regard, et Georg aussi. Ils croient en moi bien plus que je ne crois en moi. La mélodie commence. C'est Bill qui a choisi cette chanson. Et aussi lui qui l'a écrite. Mais ce soir, j'ai l'impression qu'elle a été écrite et composée spécialement pour moi.
«Tage geh'n vorbei
Ohne da zu sein
Alles war so gut
Alles ich und du
Geh
Geh
Wir ham nichts falsch gemacht
Die ganze Zeit gedacht
So könnt' es weiter geh'n
Alles andere werden wir sehen
Geh
Geh
Geh, lass uns hinter dir und mir
Versuch nicht zu verstehen
Warum es nicht mehr geht
Geh, versuch uns beide zu verlier'n
Für uns wird's erst weitergehen
Wenn wir uns nicht mehr sehen
Geh
Geh! »
Je mets tout mon c½ur dans cette chanson, je m'y engage de tout mon être. Je lève brièvement la tête, et vois qu'Ely me fixe. Plus tout le groupe. Juste moi. Je ne veux pas lâcher prise. Pas maintenant. Alors je cesse de penser, j'arrête de réfléchir. Je me contente de tenir ce lien qui s'est installé entre nos deux regards. Je fixe ses yeux noisette. J'essaie de faire passer dans mes yeux tout l'amour que j'ai pour elle, et la peur que je ressens en cet instant. Elle comprend. J'en suis sûr.
« Geh
Tu's für dich und mich
Ich könnt' es nicht
Ich hätte nicht den Mut
Alles ich und du
Geh
Geh
Tage geh'n vorbei
Ohne da zu sein
Deine Spuren führ'n zu mir
Soweit weg von dir
Geh
Geh
Geh, lass uns hinter dir und mir
Versuch nicht zu verstehen
Warum es nicht mehr geht
Geh, versuch uns beide zu verlier'n
Für uns wird's erst weitergehen
Wenn wir uns nicht mehr sehen
Geh
Geh! »
Je ne pense plus à rien d'autre qu'à elle. Je joue. Je l'aime.
« Ich brech' das Licht
Die Schatten fall'n auf mich
Ich seh uns nicht
Alle Schatten fall'n auf mich
Auf mich
Schatten fall'n auf mich
Tage geh'n vorbei
Ohne da zu sein
Das ist alles was uns bleibt
Wenn du gehst
Wenn du jetz gehst
Versuch nich zu verstehn
Warum es nich mehr geht
Geh
Versuch uns beide zu verlier'n
Für uns wird's erst weitergehen
Wenn wir uns nicht mehr sehen
Geh
Geh! »
Fureur. A cet instant, une telle puissance émane de nos instruments qu'elle me ferait presque peur. Bill chante comme il n'a jamais chanté. Georg et Gus jouent comme ils n'ont jamais joué. Et je n'ai jamais vu un public aussi calme. Ils nous fixent, passifs. Je ne sais pas s'ils ressentent la même chose que moi en ce moment, je ne sais pas s'ils comprennent ce qui se passe. Tant pis. Ma musique se calme. J'ai dit ce que j'avais à dire. Je lui laisse le choix.
«Tage geh'n vorbei
Ohne da zu sein
Bleib! »
Le dernier appel. Le dernier. J'ai l'impression de jouer ma vie dans cette chanson. D'ailleurs, je joue ma vie. Je sais pertinemment que si ce soir, elle refuse, je n'ai plus qu'à me jeter du haut d'un pont, ou à me tirer une balle dans la tête. Je ne pourrai plus vivre sans elle.
Elle pleure. Et moi, une première larme coule le long de ma joue. Je l'essuie d'une main rageuse. Je n'ai pas l'habitude de montrer mes sentiments. Bill croise mon regard. Il salue, et m'encourage des yeux. Je pose ma guitare. Je sais ce qu'il me reste à faire. Ce sera probablement le moment le plus dur de ma vie, mais je dois le faire. Je jette un coup d'½il vers la table de mes amis. Ely n'y est plus. D'un geste de la main, Andréas m'indique la sortie. J'acquiesce. Je ne peux plus reculer. J'ai peur. Je suis mort de trouille. Mais pour une fois dans ma vie, je vais essayer de faire preuve d'un peu de courage. Mon frère et mes deux meilleurs amis descendent rejoindre les autres en bas. En passant devant moi, chacun me donne une tape amicale et rassurante sur l'épaule. Ils ont confiance en moi. Et je refuse de les décevoir. Je respire une bonne bouffée d'air, et me dirige à mon tour vers la sortie. Je t'aime Ely, et je ne veux plus refouler mes sentiments plus longtemps.
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Hello tout le monde !
Sadique, moi ? Jamais ! (niark, niark ^^)
J'étais obligée de couper là, je vous jure (avec un flingue sur la tempe et tout =) !!! Non, mais, plus sérieusement, j'adore ce chapitre, encore plus que le précédent.
Mais c'est l'avant-dernier, et ça me rend triste vous pouvez pas savoir ! -__-,
Je sais que c'est beaucoup vous demander, mais...50 com's pour la suite, c'est possible ? Regardez le nombre de com's que vous avez mis sur la chap 39... :D
Gros bizoux et qui sait, peut-être que vous aurez le dernier chap avant samedi ???
Bye <3<3<3<3<3<3<3<3<3<3 (même si je vous connais pas tous :P) !!